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La Russie et la Turquie vont protéger Idleb de la menace du régime syrien


Rédigé le Mardi 18 Septembre 2018 à 09:20 | Lu 1687 commentaire(s)


Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine se sont mis d'accord pour préserver Idleb d'une catastrophe humanitaire (photo : Présidence russe)
Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine se sont mis d'accord pour préserver Idleb d'une catastrophe humanitaire (photo : Présidence russe)
SYRIE. La Syrie figurait au premier plan de la réunion entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, lundi 17 septembre 2018 à Sotchi en Russie. Et plus particulièrement Idleb, cette région du Nord-Ouest du pays, dernier bastion des opposants au régime de Bachar al-Assad, menacée d'une très grave crise humanitaire avec la vaste offensive annoncée par les forces syriennes.

Les présidents russe et turc vont créer une "zone de désescalade" de quinze à vingt kilomètres de large. Acceptée par Damas, cette zone démilitarisée séparera l'opposition armée et les troupes gouvernementales, sous contrôle de l'armée turque et de la police militaire russe.

Cet accord, signé sous forme de memorandum, va permettre de protéger la région tout en assurant parallèlement le "retrait de tous les combattants radicaux" (groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham rejoint par le Front Al-Nosra, ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) majoritaires et visés par le régime syrien. Le texte paraphé prévoit que toutes les armes lourdes devront avoir été retirées d'ici le 10 octobre 2018. "Nous allons contribuer à l'élimination des groupes terroristes, nous ferons tout pour y parvenir", souligne Recep Tayyip Erdogan.

Selon Sergueï Choïgou, ministre russe de la Défense, grâce à cet accord, aucune offensive syrienne ne se déroulera à Idleb.

Depuis début septembre 2018, les voix s'élevaient pour convaincre les différents alliés de Damas d'éviter l'assaut d'Idleb par les forces syriennes gouvernementales. Alors que trois millions de personnes sont coincées dans cette région, comme le souligne l'Onu, l'Organisation voulait éviter une catastrophe humanitaire.

Les Etats-Unis craignaient par ailleurs l'utilisation de l'arme chimique dans cette région par le régime syrien.




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