Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée
Econostrum.info




La Marocaine CIM mise sur l'Algérie


La société marocaine d’ingénierie industrielle et d’intégration de système de contrôle dans l’industrie CIM d’Equipement concentre aujourd'hui son développement sur l'Algérie où elle intervient avec deux partenaires locaux. Elle soumissionne actuellement à deux marchés représentant au total quatre fois son chiffre d’affaires annuel.


            Partager Partager

CIM d'Equipement a commencé en 1986 avec l'instrumentation de mesure avant de remonter la totalité de la chaîne de valeur du contrôle commande. (photo: CIME)
CIM d'Equipement a commencé en 1986 avec l'instrumentation de mesure avant de remonter la totalité de la chaîne de valeur du contrôle commande. (photo: CIME)
MAROC / ALGÉRIE. « Je vais lundi en Algérie. Nous avons retiré hier [ndlr : mercredi 7 janvier 2015] le cahier des charges d’un appel d'offres lancé par la Compagnie de l’énergie, de l’électricité et du gaz, une filiale de Sonelgaz, pour la construction de 20 00 armoires de protection pour la distribution électrique, soit entre 30 et 40 M€ », révèle Karim Chaqlou, directeur développement Maghreb et Moyen-Orient chez CIM d’Equipement, basée à Mohammedia, près de Casablanca au Maroc.

En parallèle, la société est sur le point de décrocher un marché de 32 M€ pour la construction de 1 600 armoires de contrôle commande auprès de General Electric qui va construire trente turbines pour des centrales électriques au gaz en Algérie.

Spécialisée dans l’ingénierie industrielle et l’intégration de système de contrôle dans l’industrie associée au pétrole, au gaz, au ciment et au sucre, CIM d’Equipement a réalisé en 2014, un chiffre d’affaires de 13,7 M€ (150 millions de dirhams) dont 75% aujourd’hui réalisé hors du Maroc.

L'OCP et la Samir pour clients

La société ne comptait pourtant en 1998 que douze salariés. Mouhssine Jaafari, aujourd’hui directeur développement Afrique et international, et Karim Chaqlou, travaillaient alors comme cadres de CIME pour la filiale française de la société japonaise Yukugawa. « Nous étions sans cesse emmenés sur de nouveaux projets à l’étranger, en fonction des marchés remportés par Yokogawa », raconte Karim Chaqlou.

En 2003, les deux hommes décident de rentrer au Maroc pour développer la société au Maroc, sous la direction du PDG Ahmed El Arja. « Nous avons commencé par remporter deux grands projets avec la Samir dont nous gérons aujourd’hui tout le système de contrôle commande, puis nous avons développé notre portefeuille international en démarchant les anciens clients de Yokogawa avec qui nous avions travaillé », raconte Karim Chaqlou.

Aujourd’hui, avec 240 salariés et les plus grandes entreprises du Maroc pour clients, l’OCP (phosphate), la Cosumar (sucreries), la Samir (raffinage), l’ONE et la JLEC (électricité), CIM dispose d’un bureau dans huit pays en Afrique, dont un Algérie, et au Moyen Orient.

Camouflet en Jordanie

En Tunisie, CIM d’Equipement travaille avec Ginor Sucres. Un temps, CIM s’était également positionnée sur la Jordanie. La Jordan Petroleum Rafinery voulait moderniser tout un terminal et avait sollicité CIM. « Au terme de tout le processus, nous n’avons jamais reçu de commande. La JPR a suspendu le projet sur lequel nous avions travaillé six mois  », regrette le directeur Moyen Orient.

Malgré les grandes difficultés rencontrées pour importer, en terme notamment de procédures douanières, « j’ai voulu me concentrer sur l’Algérie, parce que c’est un marché de gros projets », assure le directeur Maghreb. Avec ses ressources en pétrole et en gaz, le pays correspond parfaitement au profil de la CIM.

Elle a commencé à y travailler en 2004 avant d’implanter un bureau en 2011 à Oran. « En Algérie, la préférence nationale permet à une entreprise de droit algérien de remporter un marché public même si son offre est 25% plus chère que celle de ses concurrents », rappelle Karim Chaqlou.

Association majoritaire avec deux Algériens

La préférence nationale de l'Algérie pourrait bénéficier aux offres de CIM dans plusieurs projets. (photo: CIM)
La préférence nationale de l'Algérie pourrait bénéficier aux offres de CIM dans plusieurs projets. (photo: CIM)
Pour bénéficier de cette préférence, il a fallu passer sous les fourches caudines de l’association avec un partenaire algérien. « Dans un partenariat, nous voulions rester majoritaires, or la loi impose que le capital de la joint-venture soit majoritairement algérien. Nous avons donc cherché deux sociétés algériennes pour une association 49-30-20% », détaille le directeur. CIME s’est donc associée à EIE qui détient 31% du capital et Test and Services pour 20%. « Nous avons choisi un constructeur et un spécialiste des tests afin d’être complémentaires et nous travaillons aujourd’hui en tout confiance », précise-t-il.

L’homme a bon espoir que les contrats ainsi gagnés en Algérie dépassent dès 2016 ceux recensés au Maroc en termes de chiffre d’affaires. Dans la perspective des deux marchés publics de Sonelgaz, CIM d’Equipement et ses associés algériens ont décidé de louer un atelier de 1 300 m² à Alger sur trois niveaux d’une capacité de production de 500 armoires par an. « Nous attendons la décision finale de General Electric pour février. J’ai bon espoir car, il est explicitement inscrit dans le cahier des charges de Sonelgaz, que les armoires doivent être construites en Algérie », souligne-t-il.

Vendredi 9 Janvier 2015


Lu 3047 fois




Dans la même rubrique :
< >







Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss
YouTube



Actus par zones

Algérie Bosnie-Herzégovine Égypte Espagne France Grèce Israël Italie Jordanie Liban Libye Maroc Portugal Syrie Tunisie Turquie Europe MENA














À propos d'Econostrum.info


Econostrum.info est un média indépendant qui traite au quotidien l'actualité économique des pays riverains de la Méditerranée. Coopération économique, actualité des entreprises par secteur (Industrie, Services, Transport, Environnement, Finances), dossiers thématiques, actualité des aéroports, compagnies aériennes et maritimes (nouvelles destinations)... sont traités et analysés par une équipe de journalistes présents dans le bassin méditerranéen.