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La France prête à accueillir une partie des 49 migrants secourus en Méditerranée



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Le sort des réfugiés devrait prochainement être réglé (photo : Sea-Watch)
Le sort des réfugiés devrait prochainement être réglé (photo : Sea-Watch)
MEDITERRANEE. Quarante neuf personnes secourues au large de la Libye par deux navires humanitaires affrétés par des ONG allemandes espèrent toujours débarquer dans un port d'accueil. La situation semble se débloquer alors que dix-sept personnes se trouvent sur le "Professor Albrecht Penck" (Sea-Eye) et trente-deux sur le Sea-Watch 3 (Sea-Watch).

Lundi 31 décembre 2018, le HCR demandait aux Etats de "proposer d'urgence des ports sûrs pour l'accostage de deux navires ONG se trouvant actuellement en mer Méditerranée".
L'Agence des Nations unies pour les réfugiés précisait que trente-deux personnes se trouvaient à bord du Sea-Watch 3 depuis le 22 décembre 2018 et dix sept autres sur le Sea-Eye depuis le 29 décembre 2018. « Il est temps de faire preuve d’autorité politique, conformément aux valeurs fondamentales d’humanité et de compassion, afin d’assurer un débarquement en toute sécurité et d’acheminer ces 49 personnes vers un port sûr », commentait Vincent Cochetel. Pour l'envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée centrale, « les négociations sur quels États les recevront ensuite ne doivent avoir lieu que dans un second temps, quand ces personnes ont été débarquées et sont hors de danger. »

"Prises en otages par les Etats européens"

L'association Sea-Watch évoque dans un communiqué "49 personnes prises en otage par les Etats européens". Pour Philipp Hahn, chef de mission de Sea-Watch 3, "qu'aucun Etat européen ne prenne cette responsabilité est totalement sans scrupules. Rien qu'en Allemagne, plus de trente villes ont accepté de prendre certaines personnes. Le fait que nous soyons toujours en mer est un aveu d'échec pour les Etats membres de l'UE, et avant tout le ministre allemand de l'Intérieur."

Jusqu'à présent, Malte, l'Italie et l'Espagne n'ont pas voulu autoriser les navires à accoster. Mais, Malte acceptait, mercredi 2 janvier 2019 de laisser les bateaux s'abriter dans ses eaux à cause d'une mer agitée. L'île méditerranéenne annonçait dans le même temps que sa marine avait secouru, dimanche 30 décembre et lundi 31 décembre 2018, déjà 249 migrants présents sur deux embarcations en détresse avec respectivement 180 et 69 personnes à bord.

L'Italie refusant depuis juin 2018 et l'arrivée de son nouveau gouvernement de recevoir ces réfugiés, l'Allemagne et les Pays-Bas se sont proposés, sous la condition d'un partage avec d'autres pays européens de ces personnes. Le journal français le Monde indique dans sa dernière édition jeudi 3 janvier 2019, citant l'entourage d'Emmanuel Macron, que Paris envisage aussi d'en accueillir.

"La Commission (ndlr : européenne) s'occupe de trouver un nombre de pays suffisant et de fixer le nombre de personnes à répartir", complète la même source.

Selon le HCR, "plus de 2 240 personnes ont trouvé la mort ou sont portées disparues depuis leur tentative de traversée en 2018, et ce malgré une baisse significative du nombre d’arrivants". En 2019, l'Agence veut "mettre fin à l’approche actuelle bateau par bateau. Les États doivent mettre en œuvre un mécanisme régional qui donne aux capitaines de navires des indications claires et prévisibles sur l’endroit où débarquer les réfugiés et les migrants secourus en Méditerranée".

Début décembre 2018, SOS Méditerranée, association européenne basée à Marseille, renonçait à affréter l'Aquarius. Ses responsables cherchent aujourd'hui un nouveau navire pour reprendre ses opérations de secours en mer.


Jeudi 3 Janvier 2019

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