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La Cour d'appel de Paris confirme le redressement judiciaire des entreprises de Bernard Tapie



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Le tribunal de commerce de Paris juge impossible le plan de redressement des sociétés de Bernard Tapie (photo : DR)
Le tribunal de commerce de Paris juge impossible le plan de redressement des sociétés de Bernard Tapie (photo : DR)
FRANCE. La Cour d'appel de Paris a confirmé, jeudi 5 mars 2020, le placement en redressement judiciaire de deux sociétés de Bernard Tapie et rejeté le deuxième plan de sauvegarde présenté. "La Cour a décidé qu'en l'absence d'activité économique des sociétés GBT et FIBT et donc de revenus de celles-ci, seuls leurs liquidités et leurs actifs auraient pu permettre l'apurement du passif déclaré de 461 M€", indique le Consortium de réalisation (CDR) dans un communiqué. GBT (Groupe Bernard Tapie), actionnaire majoritaire du groupe de médias La Provence, et FIBT (Financière et Immobilière Bernard Tapie) ne pourront donc pas servir à payer la somme réclamée par le CDR.

Créé en 1995, deux ans après la quasi-faillite du Crédit Lyonnais pour gérer le passif de la banque française, le CDR affirme aborder désormais avec "confiance" le jugement prévu le 30 avril 2020 au tribunal de commerce de Bobigny, sur une autre plan de remboursement.

La structure de défaisance se trouve en litige avec Bernard Tapie depuis la vente de l'équipementier sportif Adidas en 1993. Bernard Tapie se plaint d'avoir été floué par le Crédit Lyonnais et avait obtenu, après un arbitrage - depuis contesté en justice - la somme de 403 M€ dont 45 M€ pour préjudice moral. Relaxé sur l'accusation d'escroquerie et de détournement de fonds publics en juillet 2019, l'ex-homme d'affaires doit cependant rembourser cette somme en vertu d'un jugement de mai 2017 de la Cour de Cassation.

Pour l'avocat de Bernard Tapie, François Kopf, "un compromis de vente a été conclu concernant l'hôtel de Cavoye (NDLR : propriété parisienne de l'ancien homme d'affaires via FIBT) et le produit de la vente (...) permet de couvrir les deux premières années du plan s'il est adopté par le tribunal de commerce de Bobigny." Il réfute donc l'interprétation du CDR et considère que la Cour d'appel de Paris statuait sur "un aspect ancien de l'affaire".

En rejetant le troisième plan de remboursement, le tribunal de commerce de Bobigny pourrait prononcer la liquidation judiciaire des sociétés GBT et FIBT.

Vendredi 6 Mars 2020

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