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La Commission européenne met la pression sur le nouveau gouvernement portugais


Rédigé par Gérard Tur, le Jeudi 4 Février 2016 - Lu 1592 fois


Le premier ministre du Portugal Antonio Costa poursuit son bras de fer avec la Commission européenne. (photo UE/Boulougouris)
Le premier ministre du Portugal Antonio Costa poursuit son bras de fer avec la Commission européenne. (photo UE/Boulougouris)
PORTUGAL. La Commission européenne apprécie peu les plans de relance et les velléités de relâchement de l'austérité. Elle l'a fait savoir au nouveau gouvernement portugais qui a été contraint de reculer en matière d'objectif de déficit public pour 2016.

Alors qu'il fixait un cap de 2,6% de déficit par rapport à son PIB, il a dû revoir ce chiffre à la baisse pour arriver finalement à 2,4% . En place depuis trois mois, le socialiste et ses alliés de la gauche radicale se sont ainsi vu rogner les ailes par une Commission européenne très libérale et peu amatrice de relance par la consommation. Moins de déficit implique moins de relance. Le Portugal a donc également réduit sa prévision de croissance 2016 pour la faire passe de 2,1% à 1,9%.

Bruxelles doit adouber le projet de budget du Portugal le 5 janvier 2016. Un refus n'obligerait pas le Portugal à revoir son budget, mais le pénaliserait fortement sur les marchés financiers par lesquels le pays doit passer pour se financer.

Le Premier ministre, Antonio Costa, affirme ne pas avoir mangé son chapeau pour satisfaire Bruxelles. Il a pourtant dû accepter des augmentations d'impôts et taxes sur l'essence, les véhicules, les secteurs bancaires et énergétiques. Mais il n'a pas renoncé à ses mesures phares : réduction du temps de travail à 35 heures pour les fonctionnaires, revalorisation des prestations sociales, suppression des baisses de salaires prévues pour les fonctionnaires et allègement de taxes sur les salaires.

Exactement le contraire de ce que la Troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) préconisait et avait obtenu de son prédécesseur.

Bad boys

Hier élève modèle des tenants de l’orthodoxie budgétaire, le Portugal rejoint la Grèce dans le clan des frondeurs. Un groupe de « bad boys » aux yeux de Bruxelles, qui pourrait être rejoint par une Espagne dont le poids économique est considérable.

La Troïka en visite à Lisbonne en début de semaine apprécie peu ce changement de camps et craint la contagion. « L’avant-projet de budget pour 2016 implique un relâchement de la politique budgétaire » critique le Fonds monétaire international. « La poursuite de ces efforts aiderait le Portugal à conserver la confiance des marchés et une crédibilité difficilement conquise ». Dans le même temps, la Banque centrale européenne et la Commission européenne publiaient un communiqué constatant que « le rythme de la mise en œuvre de réformes structurelles s’est affaibli en 2015 » et demandant « un effort d’assainissement des finances publiques  nettement accru ».















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