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La CMA CGM soutient le Liban


Rédigé par Gérard Tur le Jeudi 19 Décembre 2019 | Lu 3550 commentaire(s)


LA CMA-CGM livre nourriture et médicaments au Liban. Photo CMA-CGM
LA CMA-CGM livre nourriture et médicaments au Liban. Photo CMA-CGM
LIBAN. Dans un communiqué publié le 18 décembre 2019, le groupe CMA CGM annonce le lancement de «CMA CGM Supports Lebano, alors que le Liban traverse une grave crise de défis économiques et sociaux majeurs ». Cette opération a pour objectif de soutenir les producteurs locaux et de fournir en nourriture et médicaments quatorze associations, orphelinats et dispensaires libanais.

L'armement français, dont le fondateur décédé Jacques Saadé était d'origine libanaise, achète trente-cinq tonnes de produits alimentaires et deux mètres cubes de médicaments. Le troisième armateur mondial est déjà engagé au Liban. La Fondation CMA CGM a aidé financièrement en 2019 une dizaine d'associations conduisant des actions pour favoriser l’accès à l’éducation des enfants en difficulté.

Une dette égale à 150% du PIB

Le Liban traverse actuellement une grave crise économique, due en grande partie à son organisation politique et à la corruption. Des pans entiers de l'économie, comme l'immobilier, ne sont pas taxés. Le pays ne possède que deux décharges et croule sous les ordures. Les libanais subissent régulièrement des coupures d'électricité faute d'entretien du réseau. Ils manifestent d'ailleurs depuis mi-octobre 2019 et ont provoqué la démission du Premier ministre Saad Hariri, fin octobre 2019. Le Liban se cherche toujours un nouveau chef de gouvernement.

Le pays a accumulé une dette de 86 mrds$ (77,3 mrds€) équivalente à 150% de son PIB. Les acteurs économiques n'ont plus confiance dans la solvabilité du Liban, ce qui d'une part dope les taux d'intérêt et donc creuse encore la dette, et d'autre part fait plonger la monnaie par rapport au dollar. Or le pays importe 85% de ses biens d’équipement et de consommation. Un dollar plus cher se traduit mécaniquement par une inflation importante. +15% rien qu'en novembre 2019.

La crise est telle que le gouvernement a dû limiter l'accès des Libanais au dollar. Devant la crainte d'un effondrement d'une monnaie qu'ils ne peuvent plus changer, les Libanais réduisent leur consommation, aggravant encore le ralentissement économique. Au mieux, la croissance du PIB se stabilisera légèrement au dessus de 0% en 2019.

La Banque Mondiale a tiré la sonnette d'alarme. Elle prévoit une explosion du taux de pauvreté, qui pourrait concerner un Libanais sur deux à court terme.










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