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La Bourse de Tunis tente de redorer son image


, le Lundi 5 Novembre 2012 - Lu 1447 fois


Slim Besbes, ministre des finances par intérim, et Salah Essayel, président du CMF (photo Salon Investia)
Slim Besbes, ministre des finances par intérim, et Salah Essayel, président du CMF (photo Salon Investia)

TUNISIE. 5% du financement de l'économie, 24% du PIB et à peine 59 sociétés cotées, la Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BVMT) affiche un bilan peu flatteur. Selon Fadhel Abdelkefi, président du conseil d'administration de la BVMT et directeur général de Tunisie Valeurs, il reflète un paradoxe entre les capacités techniques, humaines et réglementaires de la place financière tunisienne, qui répondent aux meilleurs standards internationaux, et le désintérêt de la communauté des affaires.

« Investia » premier salon tunisien dédié à la bourse et aux services financiers, tenu du 1 au 3 novembre 2012, vient, à point nommé redorer l'image d'une bourse qui aurait selon Fadhel Abdelkefi, souffert pendant des années d'une mauvaise perception.

« Investia » s'intègre dans le programme triennal arrêté par le conseil d'administration de la bourse. Ce programme se fixe comme principaux objectifs de mieux faire connaître les atouts de la bourse en tant qu'alternative de recapitalisation, notamment pour les entreprises familiales, d'améliorer la culture boursière aussi bien auprès des étudiants, de la communauté des affaires que de la profession et d'améliorer la perception de la bourse auprès des pouvoirs publics.

 


La révolution a apporté un gain en indépendance

Le président du conseil d'administration de la Bourse de Tunis tient à rappeler que la bourse n'est ni un temple de spéculation ni un club de riche et souligne qu'aujourd'hui la bourse de Tunis est prête pour financer l'économie. Selon lui, restent nécessaires pour que le marché financier tunisien joue pleinement son rôle, son alignement à la volonté politique, l'engagement des intermédiaires en bourse en matière de sensibilisation et d'information des chefs d'entreprises et la coopération effective entre bourse et banques commerciales.
 
Salah Essayel, président du Conseil du Marché Financier, souligne de son côté que le CMF dispose des outils juridiques et humains nécessaires pour assurer le contrôle du marché de façon continue et précise que la priorité actuelle du conseil demeure de garantir trois objectifs : protéger les droits des acheteurs et vendeurs potentiels, garantir la transparence des transactions et offrir l'information financière nécessaire pour la bonne marche du marché.

Il note, par ailleurs, que l'ambition du CMF reste d'asseoir une place financière régionale avec un régulateur travaillant conformément aux normes internationales. La révolution a surtout apporté un gain en indépendance souligne Salah Essayel. Il précise, que contrairement à d'autres secteurs, le marché financier n'a pas été, fortement touché par les incartades de la famille de l'ancien président, ce marché demeurant principalement dédié au financement à long terme.















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