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La Berd prévoit une croissance de 5,1% dans les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée en 2020



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La reprise du tourisme en Egypte tire la croissance (photp : MCA)
La reprise du tourisme en Egypte tire la croissance (photp : MCA)
MEDITERRANEE. Au cours de son assemblée annuelle tenue à Sarajevo (7 et 8 mai 2019), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) a annoncé une croissance plus forte en 2019 et en 2020 pour les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée (PSEM - SEMED). "L'activité économique devrait bénéficier de la mise en œuvre de réformes économiques et de la modernisation de l'environnement des entreprises afin de promouvoir les investissements nationaux et étrangers. Une plus grande certitude aux niveaux national et politique devrait également soutenir la croissance, qui restera néanmoins inférieure aux niveaux d'avant 2011", indique la Berd.

Dans un rapport, elle envisage une croissance de 4,6% en 2019 et de 5,1% en 2020, contre 4,4% en 2018 dans les cinq pays PSEM que sont l'Egypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc et la Tunisie. La Berd précise que les troubles sociaux et l'instabilité politique en Jordanie et au Liban ont "retardé la mise en oeuvre de diverses réformes l'année dernière" mais que "le tourisme a continuer de se renforcer dans la plupart des pays et la compétitivité de la Tunisie s'est améliorée en raison de la dépréciation de la monnaie". De même, "la bonne mise en oeuvre des réformes a propulsé l'Egypte vers son taux de croissance le plus élevé en dix ans". Dans ce pays, qui tire la croissance des PSEM, ce sont le tourisme, la production de gaz naturel, les télécommunications, la construction, et les revenus du canal de Suez qui ont permis une croissance de 5,5% sur l'exercice 2018-2019 et de 5,9% attendus en 2019-2020, contre 5,3% en 2017-2018.

Retour des investissements

La croissance en Jordanie devrait croître de façon plus modérée en 2019 et en 2020 pour se situer à 2,2% en 2019 et à 2,4% en 2020 (1,9% en 2018). "Les facteurs de soutien à l'économie jordanienne devraient inclure la mise en œuvre de réformes structurelles, des investissements nationaux et étrangers, une réduction des coûts de l'énergie importée et un accès accru au financement pour les petites entreprises", souligne la Berd. "La Jordanie bénéficiera également probablement d'une plus grande confiance grâce aux engagements pris lors d'une conférence à Londres en février 2019 en faveur de l'investissement, de la croissance et de l'emploi dans le pays, ainsi que de la hausse des exportations consécutive à la réouverture de la frontière irakienne", complète la banque.

La croissance au Liban restera faible à 1,3% en 2019 et 2% en 2020 contre 0,2% en 2018. "L'investissement et la consommation privée ont été freinés par l'incertitude politique qui a suivi les élections de mai 2018 et par une approche attentiste à la suite de la conférence CEDRE tenue à Paris en avril 2018, qui visait à inciter les donateurs et les investisseurs à soutenir l'économie libanaise", indique la Berd. Selon elle, "toute amélioration des perspectives dépend de la mise en œuvre réussie des réformes promises par le gouvernement dans le cadre de la conférence CEDRE. Le Liban est également bien placé pour tirer parti des efforts de reconstruction en Syrie si la situation se stabilisait dans ce pays".

Au Maroc, la croissance devrait atteindre les 3,2% en 2019 et 3,8% en 2020 (3,1% en 2018). Parmi les facteurs favorables figurent une amélioration de la gestion budgétaire et de la diversification économique, au-delà de l'agriculture, une reprise du tourisme et des investissements directs étrangers importants ainsi que d'une expansion rapide des industries de l'automobile, de l'aéronautique et de l'exploitation minière.

En Tunisie, après une accélération de sa croissance la plus rapide depuis 2012, pour atteindre 2,5% en 2018, la progression se situera à 2,7% en 2019. La Berd pointe le retard de la mise en oeuvre des réformes structurelles, notamment à cause de l'incertitude politique liée aux élection de 2019, pour expliquer cette légère augmentation. Par contre, la banque s'attend "une fois les élections terminées, à un rétablissement de la confiance des investisseurs étrangers dans la dynamique des réformes en Tunisie, ce qui devrait se traduire par une nette amélioration des investissements tant nationaux qu'étrangers et porter la croissance à plus de 4%" en 2020".


Jeudi 9 Mai 2019

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