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La Banque européenne d'investissement ne financera plus les énergies fossiles dès 2022


La Banque européenne d'investissement va éliminer progressivement son soutien aux projets liés aux énergies fossiles, y compris au gaz naturel, et investir 1 000 mrds€ en dix ans pour lutter contre les conséquences du changement climatique et en faveur du développement durable.


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Werner Hoyer, président de la BEI, s'engage dans la lutte contre les conséquences du changement climatique (photo : F.Dubessy)
Werner Hoyer, président de la BEI, s'engage dans la lutte contre les conséquences du changement climatique (photo : F.Dubessy)
UNION EUROPÉENNE. Le Conseil d'administration de la Banque européenne d'investissement (BEI) annonce qu'il va "éliminer progressivement son soutien aux projets liés aux énergies fossiles, y compris au gaz naturel" et mettre fin à leur financement à compter de 2022. Une décision saluée par la Commission européenne pour qui "la transition énergétique propre devrait être progressive, socialement équitable, fondée sur un large éventail de sources d'énergie et de technologies et réalisée de manière à ce qu'aucune région ne soit laissée pour compte", indique une déclaration publiée jeudi 14 novembre 2019.

La BEI a donc accepté, comme lui suggérait la Commission européenne, un "arrangement transitoire pour l'abandon progressif des projets gaziers, y compris les projets vitaux d'interconnexion et de stockage de gaz, les projets dits d'intérêt commun".

Tous ses financements futurs s'orienteront vers l'innovation en matière d'énergie propre, d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables. "Le climat est la question prioritaire de l'agenda politique de notre époque (...) Nous allons lancer la plus ambitieuse stratégie d'investissements pour le climat de toutes les institutions financières publiques dans le monde", indique Werner Hoyer, président de la BEI, dans un communiqué.  "Les émissions de carbone de l'industrie énergétique mondiale ont atteint un nouveau record en 2018. Nous devons agir de toute urgence pour contrer cette tendance", souligne en écho Andrew McDowell, vice-président de la BEI en charge de l'énergie.

1 000 mrds€ débloqués sur dix ans

Alignant désormais toute sa stratégie sur les objectifs de l'Accord de Paris, la banque va débloquer quelque 1 000 mrds€ d'investissements dans la lutte contre le changement climatique et le développement durable au cours de la prochaine décennie 2021/2030. Elle projette de consacrer 50% de ses financement totaux à l'action pour le climat et le développement durable d'ici 2025. "Tout financement non vert sera rendu durable, conformément aux exigences de l'Accord de Paris", précise Emma Navarro, vice-présidente de la BEI, chargée de l'action pour le climat et l'environnement.

L'institution basée au Luxembourg va désormais s'appuyer sur cinq principes : donner la priorité à l'efficacité énergétique; permettre la décarbonisation de l'énergie grâce à un soutien accru aux technologies à faibles émissions de carbone ou à taux zéro; augmenter le financement de la production d'énergie décentralisée, du stockage d'énergie innovant et de la mobilité électronique; garantir les investissements essentiels dans le réseau pour les nouvelles sources d'énergie intermittentes tels l'éolien et le solaire aussi bien que pour leurs interconnexions transfrontalières; augmenter l'impact des investissements pour soutenir la transformation de l'énergie en dehors de l'UE.

Selon Werner Hoyer, son institution est la "banque climatique européenne depuis de nombreuses années." Depuis 2012, la BEI a octroyé 150 mrds€ de prêts pour financer 550 mrds€ d'investissements dans des projets visant à réduire les émissions et à aider les pays à affronter les conséquences du changement climatique.

Vendredi 15 Novembre 2019

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