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La BEI lutte contre le changement climatique urbi et orbi



La Banque européenne d'investissement renforce sa stratégie de lutte contre le changement climatique chez les États membres comme dans les pays du sud de la Méditerranée.



MÉDITERRANÉE. Dans le cadre du combat européen contre les changements climatiques, la Banque européenne d'investissement (BEI) s'engage dans une stratégie de financement d'actions urgentes. Si la banque luxembourgeoise s'implique dans ce domaine pour aider les États membres, elle agit aussi en dehors des frontières européennes avec un total de 8,3 mrds€ d'engagements sur la période 2007/2013.

Le 14 janvier 2013, la BEI publiait sa feuille de route dans ce domaine pour les pays en dehors de son mandat. Déjà en 2012, la banque apportait des financements à dix-sept pays. Elle va intensifier ses efforts.

La stratégie repose sur six piliers : une approche plus proactive du soutien des projets innovants susceptibles d'atténuer le réchauffement climatique, une amélioration de la résilience climatique dans les pays les plus vulnérables, une poursuite de la collaboration avec l'Union européenne et les pays membres, une collaboration avec les institutions financières bilatérales européennes et internationales, une surveillance et un reporting de l'impact climatique des projets, un suivi des flux financiers concernant les actions sur le climat.

50% des financements BEI en 2013 concernent le climat

La lutte contre le changement climatique passe également par la construction d'un tunnel ferré reliant les deux rives du Bosphore à Istanbul (photo F.Dubessy)
La lutte contre le changement climatique passe également par la construction d'un tunnel ferré reliant les deux rives du Bosphore à Istanbul (photo F.Dubessy)
Appliquée au sud de la Méditerranée, cette stratégie, appuyée par la Femip (Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat) trouve son point d'ancrage dans l'aide aux projets de développement durable inclusif. Ils englobent les transports (maritimes, routiers, ferroviaires) comme les infrastructures environnementales (alimentation en eau, gestion des déchets, dépollution de la mer Méditerranée).

Ces subsides s'adressent également aux pays en pré-accession. Ces trois dernières années, 20% des sommes alloués à ces États permettait de financer des projets sur le changement climatique. Principalement les énergies renouvelables avec 1,3 mrd€ et le secteur ferroviaire (650 M€). Dans ce dernier domaine, la Turquie bénéficie d'un soutien (300 M€) pour la construction du tunnel du Bosphore à Istanbul. Cet ouvrage assurera le passage d'une voie ferrée, traversant le célèbre détroit, et connectée au métro stambouliote.

Ce pays, l'un des plus exposés à l'érosion du fait de sa topographie, de son climat,  de la nature de ses sols et de la surexploitation des pâturages, engage un programme de reforestation à grande échelle avec l'aide de l'Europe.

Le volume des prêts consentis aux actions en faveur du climat ne cesse de progresser, en moyenne de 30% par an, depuis 2010. Cela va se poursuivre en 2013. Déjà fin septembre 2012, la banque approuvait le déblocage de 600 M€ pour le métro du Caire.

La moitié des investissements potentiels de la BEI en 2013 concerne des projets relatifs au climat (transports urbains, ports, énergies renouvelables notamment via le Plan solaire méditerranéen, développement du gaz naturel...). Contre 10% voici dix ans.

English version


Mercredi 23 Janvier 2013




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Roland Lombardi, consultant indépendant, associé au groupe d'analyse de JFC Conseil

 




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