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L'opposant algérien Rachid Nekkaz se trouverait en résidence surveillée


Rédigé le Mardi 26 Février 2019 à 11:11 | Lu 1206 commentaire(s)


Rachid Nekkaz participe aux manifestations contre le 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika (photo : FB)
Rachid Nekkaz participe aux manifestations contre le 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika (photo : FB)
ALGÉRIE. "Je suis dans mon village à 250 km à l'ouest d'Alger, placé en résidence surveillée illégale à cause d'une décision du régime algérien qui ne supporte pas ma candidature à l'élection présidentielle algérienne." Voici ce que vient de déclarer, mardi 26 février 2019 à France Info, Rachid Nekkaz.

Se présentant comme une alternative au cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, il dit le président algérien "mort physiquement depuis longtemps déjà" et remplacé par "un sosie équipé d'un masque en trois dimensions."

Selon lui, après l'avoir expulsé violemment d'une manifestation samedi 23 février 2019, "les policiers ont ordre de ne pas me laisser aller à la rencontre de la jeunesse algérienne ni recueillir les 60 000 signatures indispensables à la validation de ma candidature aux élections présidentielles d'avril prochain."

Un manque de chance en la matière qui semble poursuivre Rachid Nekkaz.

Candidat aux présidentielles françaises et algériennes

En 2007, ce chef d'entreprise franco-algérien était candidat à la présidentielle... en France. Il affirme alors avoir obtenu les 500 parrainages nécessaires (et même 521 !) avant de n'en présenter que treize au Conseil constitutionnel. Son explication : le cambriolage de son logement, siège de sa campagne, avec le vol d'un ordinateur contenant les coordonnées des parrains qui auraient subis des pressions. Rebelotte en 2014 où il brigue cette fois-ci la présidence algérienne. Là encore, il ne pourra faire valider sa candidature à cause d'un véhicule transportant les 60 000 parrainages nécessaires et qui se serait perdu loupant l'heure butoir pour les déposer.

Entre les deux, sa candidature à la présidentielle française de 2012 sous les couleurs du PS fait long feu et échoue aux portes de la primaire socialiste étant mis en examen pour corruption active (achat d'au moins un parrainage pour l'élection présidentielle) et écroué en mars 2012. En 2013, il est condamné à dix-huit mois avec sursis pour cette affaire. En juin 2013, il se présente à l'élection législative partielle dans la 3e circonscription de Lot-et-Garonne et obtient... zéro voix.

Agé de quarante-sept ans et natif de Villeneuve-Saint-Georges en France, Rachid Nekkaz a renoncé depuis à la nationalité française, un bi-national ne pouvant se présenter à la tête de l'Algérie. Expert des réseaux sociaux qu'il inonde ses vidéos et ses commentaires, et du buzz, le candidat à la candidature veut rassembler la jeunesse autour de lui et incarner le changement.

Il se définit sur son compte Facebook comme "l'homme politique le plus populaire d'Algérie qui a marché 3 124 km à pied à travers les 48 wilayas". Sa citation favorite, selon le même site, est celle d'Ibn Khaldoun : "La vérité est pareille à l'eau qui prend la forme du vase qui la contient."




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