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L'ombre de la corruption au cœur de l’État espagnol


Rédigé par , le Jeudi 16 Avril 2015 - Lu 2890 fois


ESPAGNE. 705 hauts fonctionnaires et dirigeants politiques espagnols sont visés par une enquête concernant des soupçons de blanchiment d'argent. Dont le fameux Rodrigo Rato, ex-ministre de l'économie, vice-président du gouvernement de José Maria Aznar et ancien directeur général du Fonds Monétaire International.

Les premiers éléments de l’enquête diligentée par le Service de Prévention du Blanchiment de Capitaux (Sepblac) laisse penser que le mentor économique du Partido Popular (PP) s'occupait de faire fructifier une fortune dans les paradis fiscaux, en même temps qu'il officiait comme grand argentier en Espagne et représentant du FMI à New-York. Deux fonctions où il ne ratait pas souvent une occasion de pontifier sur l'exigence morale en politique !
 
La procédure du Sepblac vise en fait tous les hauts responsables politiques et administratifs ayant eu recours à l'amnistie fiscale lancée en mars 2012 par le gouvernement de Mariano Rajoy, et qui permettait de rapatrier les capitaux en Espagne, moyennant une amende de 10 % maximum. Une aubaine saisie par Rodrigo Rato, en toute discrétion, jusqu'à ce que le journal Vozpopuli mette au jour cette semaine cette procédure.

Le quotidien espagnol précise que la majorité des fonds gardés sur des comptes étrangers proviendrait d'un héritage familial. Mais des coïncidences gênantes apparaissent aussi, puisque parmi les sommes régularisées lors de l’amnistie fiscale se trouvent également les 6,2 M€ versés par la Banque Lazard à Rodrigo Rato, avant que ce dernier ne soit chargé de la privatisation de Bankia … pour laquelle la Banque Lazard a ensuite signé cinq contrats juteux.
 
Rodrigo Rato se trouve par ailleurs également mis en examen en tant qu’ancien président de Caja Madrid, devenue la banque privée Bankia, pour avoir organisé un système de rétribution opaque à travers des cartes de crédit que les membres du conseil d'administration pouvaient user à discrétion, sans rendre de comptes. Il est inutile de préciser que l'ancien patron du FMI ne se gênait pas non plus pour passer au distributeur.
 
Lire aussi : La crise de « valeurs » des caisses d'épargne espagnoles















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