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L'humanitaire Omar Shakir va bien être expulsé d'Israël



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Omar Shakir n'est plus en poste en Israël (photo : Human Rights Watch)
Omar Shakir n'est plus en poste en Israël (photo : Human Rights Watch)
ISRAËL. Comme prévu, depuis la validation de son expulsion par la Cour suprême israélienne le 5 novembre 2019, Omar Shakir est obligé de quitter Israël lundi 25 novembre 2019 au soir.

Le directeur de l'ONG Human Rights Watch (HRW) pour Israël et les Territoires palestiniens tombait sous le coup de cette menace depuis deux ans, après la décision, en février 2017, de ne plus accorder de visa de travail au personnel étranger de HRW. La Knesset, le parlement israélien, avait entériné, en mars 2017, une loi interdisant l'entrée en Israël des partisans du boycott international prôné contre ce pays notamment par le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

L'ONG réfute l'accusation d'appel au boycott par Omar Shakir ou son organisation. "Human Rights Watch a exhorté les entreprises à cesser leurs activités dans des colonies de peuplement illégales dans le cadre de leur devoir mondial d'éviter la complicité d'abus des droits de l'homme, tout comme nous appelons de nombreux pays, à se conformer à cette obligation. En avril, un tribunal de district, puis la Cour suprême israélienne, ont estimé que cette position constituait un motif d'expulsion aux termes d'une lecture extensive de la loi de 2017", indique son dernier communiqué, publié lundi 25 novembre 2019.

Omar Shakir va continuer à suivre les dossiers

De nationalité américaine, Omar Shakir ne disposait plus d'aucun recours pour éviter ce départ forcé. Il avait vingt jours après la décision de la Cour suprême pour se conformer à l'arrêté d'expulsion. Il serait la première victime de cette loi selon HRW qui n'hésite pas à évoquer le terme de "déportation".

Le texte du communiqué indique qu'HRW "continuera à documenter les violations des droits humains malgré l'expulsion du directeur de Human Rights Watch Israël et Palestine par le gouvernement israélien". Selon Kenneth Roth, directeur exécutif de l'ONG, "cette décision montre pourquoi la communauté internationale doit relancer son approche face à la détérioration du bilan israélien en matière de droits de l’homme. Un gouvernement qui expulse un enquêteur des droits de l'homme de premier plan ne mettra probablement pas un terme à son oppression systématique des Palestiniens sous occupation sans une pression internationale beaucoup plus grande."

Le communiqué évoque cependant des travaux sur les violations commises par l'Etat d'Israël mais aussi par l'Autorité palestinienne et le Hamas précisant qu'Omar Shakir continuera à suivre ces dossiers et "sera basé dans un autre bureau de Human Rights Watch dans la région". HRW est présente depuis trente ans en Israël.

Lundi 25 Novembre 2019

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