Le Premier ministre Saad Hariri déclare l'état d'urgence économique". Photo DR
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LIBAN. Selon un rapport de l'IFI, le Liban connaîtra la récession en 2019, avec un PIB en recul de 0,6%. L'Institut de la finance internationale rassemble près de 500 banques et institutions financières du monde entier. Les prévisions de l'IFI battent en brèche celles du gouvernement libanais, qui dans son budget tablait sur une croissance de 1%.
La récession va faire baisser les recettes fiscales et donc creusera le déficit du budget, que l'IFI estime à 7,8% du PIB pour 2019. Si les prévisions de l'IFI se confirment, la dette du pays va atteindre 151,8% du PIB.
L'IFI explique la mauvaise santé du Liban par la corruption, le clanisme et des taux d’intérêts élevés. L'IFI n'est pas seul à considérer l'avenir du Liban en noir. L'agence de notation Fitch a dégradé la note du pays pour la faire passer à CCC.
Le jour de la sortie du rapport, lundi 2 septembre, le Premier ministre libanais Saad Hariri, a réunis les principaux chefs politiques et religieux pour traiter de la crise économique et financière. Il a décrété « l'état d'urgence économique » et créé un comité d'urgence. Saad Hariri a annoncé l'arrêt des recrutements de fonctionnaires et une réforme du système des retraites.
Le gouvernement libanais affirme vouloir baisser le déficit public à hauteur de 6,5% du PIB. Pour cela, il pourrait augmenter la TVA sur les produits de luxe et les taxes sur le tabacs et l'essence. Il devrait également bloquer les salaires des fonctionnaires pendant trois ans.
Des mesures qu'il sera très difficile de mettre en place tant la situation politique du Liban est complexe. Le pays de 18 millions d'habitants vit dans un système confessionnel avec un partage du pouvoir entre 18 communautés religieuses.
La récession va faire baisser les recettes fiscales et donc creusera le déficit du budget, que l'IFI estime à 7,8% du PIB pour 2019. Si les prévisions de l'IFI se confirment, la dette du pays va atteindre 151,8% du PIB.
L'IFI explique la mauvaise santé du Liban par la corruption, le clanisme et des taux d’intérêts élevés. L'IFI n'est pas seul à considérer l'avenir du Liban en noir. L'agence de notation Fitch a dégradé la note du pays pour la faire passer à CCC.
Le jour de la sortie du rapport, lundi 2 septembre, le Premier ministre libanais Saad Hariri, a réunis les principaux chefs politiques et religieux pour traiter de la crise économique et financière. Il a décrété « l'état d'urgence économique » et créé un comité d'urgence. Saad Hariri a annoncé l'arrêt des recrutements de fonctionnaires et une réforme du système des retraites.
Le gouvernement libanais affirme vouloir baisser le déficit public à hauteur de 6,5% du PIB. Pour cela, il pourrait augmenter la TVA sur les produits de luxe et les taxes sur le tabacs et l'essence. Il devrait également bloquer les salaires des fonctionnaires pendant trois ans.
Des mesures qu'il sera très difficile de mettre en place tant la situation politique du Liban est complexe. Le pays de 18 millions d'habitants vit dans un système confessionnel avec un partage du pouvoir entre 18 communautés religieuses.