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L'Union européenne botte en touche dans le conflit entre pouvoir central espagnol et Catalogne




Donald Tusk soutien Mariano Rajoy dans le conflit entre la Catalogne et le pouvoir central (photo : Conseil européen)
Donald Tusk soutien Mariano Rajoy dans le conflit entre la Catalogne et le pouvoir central (photo : Conseil européen)
ESPAGNE. Rien ne va plus en Catalogne, mais les jeux sont loin d'être faits. Dans la bataille politico-judiciaire qui déchire le pays, le gouvernement espagnol fourbit ses armes avant le Conseil des ministres extraordinaires qui se tiendra samedi 21 octobre 2017. La Generalitat de Catalogne s'attend elle à subir les foudres de l'article 155 de la Constitution signifiant la suspension de son autonomie. La région aux velléités séparatistes n'en reste pas moins sur le pied de guerre également et brandit sa menace de voter une déclaration formelle d'indépendance si Madrid venait à franchir le Rubicon.

Au milieu de tout ça, le bouclier européen tant attendu ne viendra pas... L'UE a décidé de rester observatrice du conflit. Donald Tusk, président du Conseil européen admettait, jeudi 19 octobre 2017, qu"'il n'existe pas de place, pas d'espace pour une médiation, une initiative ou une action internationales." Prononcée lors d'un sommet des dirigeants de l'UE à Bruxelles, cette phrase sonne le glas aux demandes répétées d'arbitrage de Carles Puigdemont à l'institution.

En renvoyant dos-à-dos le président de la Catalogne et le premier ministre Mariano Rajoy, Donald Tusk refuse de s'ingérer dans la politique espagnole. Cette position va dans le sens souhaité par le gouvernement espagnol, soucieux de gérer la volonté de scission de la Catalogne comme une affaire intérieure.

Poutine compare la Catalogne à la Crimée

L'Union européenne n'interviendra donc pas, mais n'en reste pas pour autant neutre. Son refus de s'impliquer dans le dénouement de la situation signe ipso facto un blanc-seing à Madrid. "Nous soutenons la position du gouvernement espagnol...Nous espérons aussi que des solutions pourront être trouvées sur la base de la Constitution espagnole", soulignait plus clairement la chancelière allemande Angela Merkel avant le même sommet. Tout comme le président français Emmanuel Macron et son avertissement : "les dirigeants européens vont envoyer un message d'unité autour de l'Espagne."

La timidité de l'exécutif européen permet à Vladimir Poutine de s'inviter dans le débat. Juste pour railler les "deux poids, deux mesures" de l'Union européenne. Il constate, dans un parallèle douteux, que l'annexion de la Crimée par la Russie, après un référendum en 2014, s'était traduite par des sanctions de Bruxelles. Le président russe oublie de préciser que la Crimée appartenait à l'Ukraine...




Vendredi 20 Octobre 2017



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