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L'UE veut approfondir ses relations avec l'Algérie


Rédigé par Eric Apim le Mardi 8 Décembre 2020 | Lu 1439 commentaire(s)


La réunion du Conseil d'association UE-Algérie s'est déroulée en visioconférence (photo : Conseil de l'UE)
La réunion du Conseil d'association UE-Algérie s'est déroulée en visioconférence (photo : Conseil de l'UE)
ALGÉRIE / UE. A l'issue d'une réunion en visioconférence des membres du Conseil d'association UE-Algérie, lundi 7 décembre 2020, Josep Borrell a indiqué que l'Algérie "est un partenaire très important pour l'Europe, de par sa proximité et sa taille, de par son rôle dans la région et sur le continent africain, mais également et surtout de par les liens étroits qui nous unissent depuis longtemps."

Le Haut représentant de l'Union européenne a exprimé le souhait de l'UE d'"approfondir les relations afin d'atteindre leur plein potentiel pour que nous ressortions avec un partenariat vraiment renforcé."

L'Algérie a signé en 2002 un accord d'association avec l'UE qui est entré en vigueur en 2005. Il prévoyait l'établissement d'une zone de libre échange (ZLE) en 2017, une date décalée au 1er septembre 2020 avant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune en demande le report. Alger entend revoir l'accord.

L'UE entend continuer à soutenir la diversification de l'économie algérienne. "L'amélioration du climat des affaires est clé pour pouvoir faciliter des investissements producteurs d'emplois. Dans ce contexte, il est important que les échanges commerciaux se fassent dans le respect de l'Accord d'association, cadre qui offre la prévisibilité et la stabilité nécessaire. La Commission européenne a transmis récemment une proposition visant à résoudre le différend en la matière et l'UE espère trouver très prochainement un accord dans le cadre de l'article 100 de l'Accord d'association", précise le texte final.

L'article 100 encadre les modalités de règlement des différends entre l'UE et l'Algérie. Ils reposent notamment sur une balance commerciale en défaveur de l'Algérie et le démantèlement des derniers droits de douane par les autorités algériennes. Elles entendent réviser le calendrier de ce démantèlement tarifaire. L'Algérie devrait adhérer, début 2021, à la zone de libre-échange africaine (Zleca) créée en 2018 et qui regroupe cinquante-trois pays et 1,2 milliard d'habitants.

Les crises dans la région évoquées

Plusieurs dossiers ont été abordés au cours de ces échanges du Conseil d'association : gouvernance et droits de l'homme, coopération économique et échanges commerciaux, environnement, énergie et migration. "La relation bilatérale est fondée sur le respect mutuel ainsi que sur la reconnaissance et le respect des valeurs universelles et des engagements internationaux ayant trait à l'Etat de droit et au respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales", a rappelé l'UE dans un communiqué du Conseil de l'Union européenne.

Les crises libyennes et maliennes, le Processus de paix au Moyen-Orient et la question du Sahara occidental ainsi que la coopération régionale et la prévention comme la lutte contre le terrorisme et la radicalisation se trouvaient également à l'ordre du jour des discussions entre Josep Borrell et Sabri Boukadoum, ministre algérien des Affaires étrangères. "Les relations de l'UE avec l'Algérie sont vitales. L'Algérie est la porte de l'Afrique, l'Algérie est aussi un facteur de stabilité dans la région et elle aussi un marché de 45 millions d'habitants", a rappelé le chef de la diplomatie algérienne.