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L'ONU veut arrêter l'escalade sanglante entre Israël et les groupes palestiniens armés


Rédigé par Eric Apim le Mercredi 12 Mai 2021 | Lu 1501 commentaire(s)


Plusieurs centaines de blessés sont recensés dans les territoires occupés (photo : Croissant Rouge Palestinien)
Plusieurs centaines de blessés sont recensés dans les territoires occupés (photo : Croissant Rouge Palestinien)
ISRAËL / PALESTINE. Les frappes israéliennes d'avions de chasse et d'hélicoptères de combat sur Gaza et la pluie de roquettes et de mortiers des groupes armés palestiniens des territoires occupés sur Israël se poursuivent en ce mercredi 12 mai 2021 au matin. Plusieurs villes israéliennes ont été touchées dont Tel-Aviv et Beer-sheva (Sud du pays). Selon le Hamas,  220 missiles ont été lancés durant la nuit du mardi 11 au mercredi 12 et le Jihad islamique annonçait l'envoi de 100 roquettes mercredi 12. En tout, selon l'armée israélienne, plus de 1 000 roquettes tirées depuis la bande de Gaza auraient atteint Israël. Il s'agit des plus importants affrontement entre ces belligérants depuis le conflit de 2014.

Selon le Croissant-Rouge palestinien (CRP), 915 Palestiniens ont été blessés entre le 7 et le 10 mai 2021 à Jérusalem-Est et plus de 200 en Cisjordanie. Et une vingtaine d'Israéliens appartenant pour majorité aux forces de sécurité israéliennes. Le ministère de la Santé à Gaza communique sur "au moins trente-cinq morts, dont douze enfants, et au moins 230 blessés". La police et les services de secours israéliens comptabilisent cinq morts et des dizaines de blessés en Israël.

Possibles crimes de guerre

Face à la dégradation de la situation, l'Onu tape une nouvelle fois sur la table. Le Conseil de sécurité prévoit de se réunir à huis clos mercredi 12 mai 2021, pour la deuxième fois en trois jours. La veille au soir, António Guterres tirait la sonnette d'alarme, se disant "gravement préoccupé par les dangereuses escalades." Le secrétaire général des Nations Unies parle d'"aggravation des tensions et de la violence à Jérusalem-Est occupée."

Son message est relayé depuis Genève par Ruper Colville, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) exprimant sa "profonde préoccupation" et appelant à "redoubler d'efforts pour calmer le situation et éviter toute nouvelle violence." Pour Ruper Colville, "l'utilisation d'armes aveugles, telles que les roquettes tirées sur Israël, est strictement interdite par le droit international humanitaire et doit s'arrêter immédiatement." Et de déplorer, "lorsque le recours à la force est nécessaire, il doit être pleinement conforme aux normes internationales relatives aux droits de l’homme. Cela comprend l'interdiction de l'usage inutile ou disproportionné de la force. Cela n'a pas été le cas ces derniers jours ." Mercredi 12 mai 2021, Fatou Bensouda, procureure de la Cour internationale pénale (CPI) a évoqué "la possible commission de crimes dans le cadre du Statut de Rome." Autrement dit, des crimes de guerre.

"Israël doit également s’abstenir de prendre des mesures punitives, telles que des bouclages et des restrictions supplémentaires, qui punissent l’ensemble de la population civile de Gaza", souligne le porte-parole du HCDH.

L'éviction de familles palestiniennes étincelle de la surenchère

Le Comité des Nations Unies pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a publié, lundi 10 mai 2021 au soir, un communiqué indiquant qu'"il n'existe aucune justification pour la mort d'innocents. Toutes les attaques aveugles contre les civils doivent cesser." Le même jour, Tor Wennesland, coordinateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, réclamait un "cessez-le-feu immédiat" estimant que "nous nous dirigeons vers une guerre à grande échelle." Selon lui, "une guerre à Gaza serait dévastatrice et ce sont les gens ordinaires qui en paieraient le prix."

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a jeté de l'huile sur le feu en pronostiquant que le Hamas, "allait se prendre une raclée à laquelle il ne s'attend pas." Intervenant à la télévision palestinienne, Ismaïl Haniyeh, chef du Hamas, a été aussi clair : "Si Israël veut une escalade, la résistance est prête. Si Israël veut arrêter, nous sommes prêts aussi." Il pose cependant une exigence : le retrait des forces armées israéliennes de l'Esplanade des Mosquées.

L'étincelle qui a conduit à la flambée de violences a débuté dans le quartier de Sheikh Jarrah, proche de la ville ville à Jérusalem-Est en marge d'une manifestation de soutien à des familles palestiniennes menacées d'éviction au profit de colons juifs. Les heurts se sont poursuivis sur l'Esplanade des Mosquées entre Palestiniens et forces de l'ordre israéliennes.
"La loi sur la propriété des absents (NDLR : 1950) et la loi sur les questions juridiques et administratives (NDLR : 1970) sont appliquées de manière intrinsèquement discriminatoire, uniquement sur la base de la nationalité ou de l'origine du propriétaire", notait Tuper Colville.

Mardi 11 mai 2021, les Nations Unies réitérait ses appels à la "cessation de toutes les politiques et pratiques israéliennes illégales, y compris toutes les activités de colonisation, les démolitions de maisons, les expulsions et tout autre acte de punition collective contre la population civile palestinienne."










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