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L'Italie envisage un décret-loi pour faire baisser les prix de l'essence


Rédigé par , le Vendredi 2 Avril 2010 - Lu 1907 fois


La réorganisation de la chaîne de distribution des carburants pierre angulaire de la réforme en préparation à Rome (photo DR)
La réorganisation de la chaîne de distribution des carburants pierre angulaire de la réforme en préparation à Rome (photo DR)
ITALIE. En cette veille de Pâques 2010, les automobilistes italiens font grise mine. Faire le plein de carburant leur coûte en effet les yeux de la tête. Le litre de super sans plomb dans la Péninsule a franchi la barre des 1,40 € quand celui du gasoil tourne autour de 1,24 €, des niveaux qui situent l’Italie parmi les pays les plus chers d’Europe.

Cette flambée attisée par la hausse du pétrole et la baisse de l’euro ravive des mauvais souvenirs chez les Italiens : ceux de l’été 2008 où les prix du carburant avaient atteint des sommets dans la Péninsule (le sans plomb à 1,65 € et le gasoil à 1,50 €).


Ce spectre inquiète les syndicats et les associations de consommateurs. Le secrétaire général de la CISL (Confederazione Italiana Sindacati dei Lavoratori) Rafaelle Bonanni a ainsi demandé au gouvernement « de ne pas rester les bras ballants à encaisser les taxes ».


De son côté, l’association de consommateurs (Adiconsum ) en appelle à la mise en place d’une mesure d’urgence d’encadrement des prix et de la fiscalité.


Cette fronde de l’opinion a poussé le gouvernement à réagir. En charge du dossier, le sous-secrétaire d’Etat au développement économique et à l’énergie, Stefano Saglia a indiqué qu’il envisageait de promulguer un décret-loi visant à libéraliser le marché de la distribution de carburant. Selon M. Saglia, ce texte devrait permettre de baisser les prix du litre « de 3 à 4 centimes d’euros ».


Réduire les coûts de distribution

L’objectif de cette réforme est la réduction des coûts de distribution, jugés parmi les plus élevés d’Europe.


En première ligne, l’Union des pétroliers transalpins (Unione Petrolifera, UP) estime que la Péninsule devrait ainsi diminuer de 5 à 6.000 le nombre de stations services en activité pour mettre son parc au niveau de ceux de ses voisins européens.


« Il faut en finir avec cette tradition de la pompe à essence juste devant son domicile », tonne Pasquale de Vita, président de l’UP.


Cette réorganisation devrait s’accompagner du développement des stations entièrement automatisées et d’un élargissement des horaires d’ouverture, deux revendications conjointes des consommateurs et des pétroliers.


Enfin, la réforme devrait entraîner un changement du système de révision des prix à la pompe en passant d’une révision quotidienne à un rythme hebdomadaire.


Le décret-loi ne devrait pas en revanche toucher au monopole de la distribution de certains biens ou denrées comme le tabac, les journaux ou les médicaments, monopoles que les pétroliers aimeraient voir démantelés à leurs profits.





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