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L'Europe se serre les coudes pour la Grèce, avec l'aide du FMI


Rédigé par Brigitte Challiol le Vendredi 26 Mars 2010 | Lu 1992 commentaire(s)

Les seize pays de la zone euro ont fini par trouver un accord à Bruxelles pour un plan de sauvetage de la Grèce, "en cas de besoin". Un accord en forme de compromis pour maintenir la solidarité européenne tout en acceptant la demande de l'Allemagne qui voulait faire également intervenir le FMI.


En marge du Conseil européen, la zone euro joue la solidarité à Bruxelles (© UE, G.Boulougouris)
En marge du Conseil européen, la zone euro joue la solidarité à Bruxelles (© UE, G.Boulougouris)
EUROPE / GRECE. Après une journée sous haute tension, les dirigeants des seize pays de la zone euro ont trouvé un accord le 25 mars 2010 afin de mettre en place un dispositif de prêts financiers pour la Grèce. Mais ce dispositif ne serait utilisé qu’« en dernier recours », dans l’éventualité par exemple où Athènes ne parviendrait plus à emprunter sur les marchés financiers à un taux raisonnable.
 
L’accord trouvé à Bruxelles, en marge du sommet de l’Union européenne, prévoit de mettre en place des prêts bilatéraux accordés par des pays de la zone euro, qui seraient complétés de façon minoritaire par des prêts du Fonds monétaire international (FMI). Il s’agit donc d’un compromis entre une solution européenne, privilégiée par la majorité des pays de la zone euro, et un recours au FMI que prônait l’Allemagne depuis plusieurs jours. Aucun montant n’a été fixé, mais selon les experts la Grèce pourraient avoir besoin de 20 à 30 mds€.

Au tour du Portugal

Tout au long de la journée du 25 mars, les marchés financiers ont été fébriles dans l’attente d’une décision européenne et l'euro s'est montré très volatile pour plonger finalement sous la barre de 1,33$, son plus bas niveau depuis mai 2009.

Après la Grèce, c’est maintenant au tour du Portugal de soulever l’inquiétude. Mercredi 24 mars, l’agence de notation Fitch Ratings a dégradé la notation de la dette portugaise de AA à AA-, ce qui est nettement au dessus de la note de la Grèce, établie à BBB+, et le lendemain soir, les députés portugais approuvaient le plan d’austérité du gouvernement qui prévoit de ramener le déficit budgétaire à 2,8% du PIB d’ici 2013 alors qu’il atteignait 9,3% en 2009.










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