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L’État espagnol nationalisera Bankia


Rédigé par , le Jeudi 10 Mai 2012 - Lu 1626 fois


La Tour Kio de Madrid, siège de Bankia : la banque est née de la fusion entre Caja Madrid et Bancaja (photo Bankia)
La Tour Kio de Madrid, siège de Bankia : la banque est née de la fusion entre Caja Madrid et Bancaja (photo Bankia)
ESPAGNE. La restructuration de Bankia a commencé par un jeu de « chaises musicales » : le remplacement à la présidence de la banque de Rodrigo Rato par José Ignacio Goirigolzarri (ex Conseiller Délégué de BBVA), mercredi 9 mai 2012. La première décision du nouveau président a été de demander à l’État espagnol de nationaliser Bankia pour pouvoir assumer une situation financière désastreuse !

Il aura suffi de quelques heures pour que le ministère de l’Économie donne son aval à cette nationalisation de la quatrième entité bancaire espagnole, minée par ses actifs immobiliers « toxiques ». Il faut dire que la valeur de la banque menaçait de s'effondrer totalement en bourse. Ce qui suscitait non seulement l'inquiétude des 10 millions de clients et des 400 000 actionnaires de Bankia, mais également de l'ensemble du secteur financier espagnol.

Face au risque de « contamination », le gouvernement de Mariano Rajoy a donc apporté le soutient de l’État, qui se traduira d'abord par la transformation en actions d'un prêt public de 4,5 mrds € accordé en 2010. Dans un communiqué visant à rassurer les marchés financiers, le ministère de l’Économie a justifié cette intervention avec un argument qui peut apparaître ambiguë, expliquant qu’il était « improbable, vu la situation de l'entité et de son groupe », que ce prêt puisse être remboursé dans les cinq ans qui viennent, comme cela était prévu au départ.

Avec cette transformation en titres de 4,5 mrds €, qui se fera par l'intermédiaire du FROB  (Fonds de Restructuration Bancaire), l’État deviendra actionnaire majoritaire de Bankia (avec 45% des parts) et détiendra 100% du capital de BFA (Banco Financiero de Ahorros), la structure juridique représentant l'actionnaire public.

Rappelons que la banque avait été créée suite à la fusion des deux grandes caisses d'épargne de la capitale espagnole, Caja Madrid et Bancaja. Dès son introduction en bourse, Bankia a inspiré la suspicion des investisseurs et des agences d'expertises. Jusqu'à ce que plusieurs organismes, dont le cabinet Deloitte, refusent de valider les comptes de BFA, où apparaissait un « trou » de 3,5 mrds €.

Ce qui laisse supposer que l'intervention de l’État ne s'arrêtera pas là. Le ministère espagnol de l’Économie a d’ailleurs clairement promis l'aide financière « strictement nécessaire à l’assainissement » des comptes de Bankia. En échange d'un plan de restructuration que José Ignacio Goirigolzarri devra mener à bien au cours des prochaines semaines.

Lire aussi : L’État espagnol financera le sauvetage de Bankia  















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