Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée



L’État algérien souffle le chaud et le froid sur l'automobile



            Partager Partager

Les ouvertures d'usines se succèdent depuis trois ans. Ici celle de Volkswagen (photo : Volkswagen)
Les ouvertures d'usines se succèdent depuis trois ans. Ici celle de Volkswagen (photo : Volkswagen)
ALGERIE. Les lois de finances algérienne se caractérisent souvent par l’imprévisibilité de leur contenu et par les changements brutaux qu'elles imposent. La loi de finance complémentaire (LFC) 2018 n'y déroge pas.

Désireux d'attirer des constructeurs automobiles sur son sol, l’État algérien avait adopté, en 2016 puis en 2017, théoriquement pour cinq ans minimum, une fiscalité attractive. Il change tout aujourd'hui en prévoyant dans la LFC 2018 une TVA de 9%. Le gouvernement algérien justifie ce virage stratégique en expliquant que les objectifs en matière d'implantation de constructeurs automobiles sont atteints et que des mesures incitatives ne se justifient donc plus.

La pilule sera sans doute amer pour les industriels qui ont installé des usines de montage en Algérie pour pénétrer son marché et pour bénéficier des avantages fiscaux que le pays faisait miroiter. Depuis trois ans, à la fois contraints par les quotas d'importation et séduits par la fiscalité, plusieurs industriels ont en effet sauté le pas. Renault a ouvert le bal en 2014 à Oued Tlelat (près d'Oran) suivi par le Sud-Coréen Hyundai à Tiaret (ouest du pays) en 2016. Le 27 juillet 2017, le groupe Volkswagen inaugurait une usine d'assemblage multi-marques (Volkswagen, Seat, Skoda) à Relizane. D'une coût de 200 M€, le site produit actuellement 17 000 véhicules par an et prévoit de passer à terme à 100 000. L'usine emploie 550 salariés et devrait tripler ce chiffre. Le 12 novembre 2017, PSA a acté l'implantation d'une usine de fabrication et de montage dans la banlieue d'Oran. Un investissement de 100 M€ avec à la clé le recrutement de 1 000 salariés. Les premiers véhicules doivent théoriquement sortir des chaînes en 2019, avec une production estimée de 75 000 voitures en 2022.

Pas une de ces usines ne fonctionne actuellement à plein régime. Pour l'instant, les constructeurs n'ont pas indiqué si les plans de charge seront respectés ou s'ils reverront à la baisse leurs prévisions compte tenu des nouvelles règles du jeu.

Gérard Tur
Jeudi 31 Mai 2018

Lu 1665 fois




Dans la même rubrique :
< >

Mardi 13 Novembre 2018 - 18:01 Le CNI autorise le projet Ford



Droits d'auteur et/ou Droits sur les Dessins et Modèles
Le présent site constitue une œuvre dont Econostrum.info est l'auteur au sens des articles L. 111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. La conception et le développement dudit site ont été assurés par la société Econostrum.info. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, vidéos, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété d'Econostrum.info. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, du dit site et des œuvres qui y sont reproduits sont interdites sauf autorisation expresse d'Econostrum.info.





RÉFLEXION



LE GUIDE DE LA COOPÉRATION ET DES PROGRAMMES DE FINANCEMENT EN MÉDITERRANÉE 2018
Le Guide de la Coopération et des Programmes de financement en Méditerranée 2018 - Version papier
 30,00 € 
  Prix Spécial | 19,00 €
FICHES PAYS - FICHES FINANCEMENT - ANNUAIRE


Actus par zones

Algérie Bosnie-Herzégovine Égypte Espagne France Grèce Israël Italie Jordanie Liban Libye Maroc Portugal Syrie Tunisie Turquie Europe MENA

Suivez-nous
Facebook
Twitter
Rss