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L'Égypte ne veut pas d'Uber


À l'exception de l'Espagne, de la Tunisie et de l'Algérie, Uber est présent dans tous les pays méditerranéens. L'Égypte pourrait également rejeter la société de location de véhicule de tourisme avec chauffeur.


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Uber s'est installée dans pratiquement tous les pays méditerranéens. Photo BL
Uber s'est installée dans pratiquement tous les pays méditerranéens. Photo BL
MEDITERRANEE. Le gouvernement égyptien vient d'annoncer mercredi 16 mars 2016 une réforme législative destinée à réglementer l'activité des sociétés de location de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Arrivé en 2014 dans le pays des Pharaons, Uber est clairement dans le collimateur des autorités égyptiennes confrontées à la colère grandissante des taxis. Ces derniers accusent Uber et son concurrent Careem de ne pas payer d'impôts et donc de concurrence déloyale. Avant le mois de mai 2016, l'Egypte devrait donc adopter un loi obligeant les chauffeurs d'Uber à régler les mêmes impôts et taxes que les taxis.
 
L'Égypte ne se démarque donc pas des autres pays méditerranéens, tous confrontés à la problématique Uber. La société américaine est en effet implantée dans tous les grands pays bordant la Mare Nostrum, à l'exception de l'Algérie, de la Tunisie et de l'Espagne.
 
En Espagne, Uber est interdite depuis décembre 2014, soit moins de 8 mois après sont arrivée en terres ibériques. La société va tenter de réoccuper le terrain en créant un nouveau service, UberX. Un juge a saisi la Cour de justice européenne pour savoir si Uber est une société de transports ou de services liés à la société de l'information. Dans le premier cas l'interdiction serait confirmée, dans le second, Uber pourrait se placer sous la protection de la législation européenne.
 
Chez les voisins portugais, Uber a également été condamnée à cesser toute activité, mais une faille juridique lui permet de rester active. Le gouvernement vient de proposer une réforme du secteur du transport de passagers en véhicule de tourisme, mais les taxis refusent un texte qui d'après eux légaliserait Uber.

Enquêtes et projets de loi

En France, le service UberPop a été interdit en 2015, mais les chauffeurs poursuivent leur activité via UberX, qui emploie cette fois des chauffeurs disposant d’une licence VTC. En janvier 2016, Uber France a été condamné à verser 1,2 M€ à l’Union Nationale des Taxis. L'Italie aussi à interdit UberPop, mais là encore un nouveau service a été créé avec UberBlack.
 
Plus au sud, les taxis marocains sont vent debout contre Uber et ses homologues Itaxi ou Careem. Ils multiplient les manifestations alors que leur syndicat a déposé plainte. En décembre 2015, la Wilaya de Casablanca où s'est installée Uber a demandé au Parquet général d'ouvrir une enquête. Les ministères de l’intérieur et du transport se sont saisis du dossier.
 
La polémique Uber divise jusqu'au gouvernement israélien. Pour l'instant, seuls les chauffeurs de taxi professionnels peuvent travailler avec Uber. Mais le Premier ministre Benyamin Netanyahou veut briser cette barrière, au grand dam de son ministre des transports, Yisrael Katz attaché, à « une concurrence juste et efficace ».

Au Liban, en Grèce et en Turquie, Uber semble se développer sans trop de problèmes. La société américaine propose même à Istanbul des navettes en bateau pour traverser le Bosphore.

Gérard Tur

Jeudi 17 Mars 2016

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