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L’Egypte fait sa révolution oranges


En l’espace de quelques années, l'Égypte a enregistré un bond considérable, qu’il soit sur le plan qualitatif ou quantitatif, dans le secteur de l’agrumiculture. Une évolution qui la place avec l’Espagne et la Turquie sur le podium des meilleurs producteurs et exportateurs des oranges, non seulement dans le bassin méditerranéen, mais également sur le marché mondial.



L'Egypte leader dans l'exportation des oranges (photo Safia Ouared)
L'Egypte leader dans l'exportation des oranges (photo Safia Ouared)
ÉGYPTE. Au pays des Pharaons, la production des agrumes caracole en tête de l’ensemble de la production fruitière. Les agrumes demeurent très prisés par la population,surtout pour leur bas prix (Les oranges sont vendues à partir de 2 LE le kg, environ 0,22 euro).

Le marché intérieur accapare donc la plus grande partie de cette production, l'export ne représentant que 5% des volumes. Même si les agrumes restent les fruits égyptiens les plus exportés, essentiellement en direction de la Russie et des pays de l’UE, mais également vers le Moyen Orient (Arabie Saoudite, Émirats arabes unis…).
La production d'oranges égyptiennes avoisine les 2,4 millions de tonnes, dont 63% destinées à un usage national alors que 33% sont exportées et 4% transformées en jus.

Selon l’ingénieur agronome, Hatem Souilem, la percée des agrumes égyptiens dans un marché dit, très concurrentiel s'explique en premier lieu par la climatologie et la nature des sols. « Tout est présent pour produire les meilleurs agrumes : le climat, du soleil tout au long de l'année, la terre, la disponibilité des engrais locaux et azotés et la boue très fertile (limon) déposée par les eaux du Nil, une semence de qualité et des plants certifiés sains dépourvus de virus ». Le système d’irrigation, qui dépend complètement du Nil, participe beaucoup à cet essor.

Les Égyptiens ont travaillé également sur de nouvelles variétés ramenées de Californie, du Brésil… pour répondre aux demandes du marché, mais d’un autre côté cela menace gravement les variétés originaires du pays qui tendent à disparaître.

Des subventions dans toute la chaîne

Par ailleurs, le coût de la logistique, aidé en cela par les subventions de l’État, reste réduit par rapport à ses concurrents.

Ces dernières années, et jusqu'à la révolution, le gouvernement a beaucoup subventionné entre autres, les entreprises d’exportation des agrumes, le carburant, le transport maritime, la formation aux nouvelles technologies…

Il faut ajouter à cela une main d’œuvre à bas prix et l’ouverture de ce secteur aux privés et des investisseurs étrangers afin de créer des sociétés d’exportations et d'emballages : « Nous pouvons donc vendre nos oranges à des prix très compétitifs et gagner des parts de marché, même si nous sommes en deçà de nos capacités de production » affirme Hatem Souilem.

La tonne d’oranges peut être proposée à 150 dollars de moins que par les autres pays. Une entreprise émiratie située à Alexandrie propose pour la campagne d’exportation de 2012/2013, des oranges égyptiennes à 500 dollars la tonne.

Hatem Souilem estime que l’installation, en 2003, d’un espace frigorifique, de transit, au niveau de l’aéroport international du Caire compte parmi les mesures d’accompagnement et de développement du secteur agrumicole : « En améliorant les conditions d'exportation, notamment par le respect du froid, cet outil permet de proposer un produit de qualité, selon les normes internationales et de diminuer les pertes de 40% ».

Propriétaire d’une plantation d’orangers dans la région de Ghizeh, Khaled Alkhalaa estime pour sa part que l'Égypte peut encore obtenir un meilleur positionnement, au niveau mondial. À condition de travailler sur les lieux de stockage, l’emballage et le transport : « La lenteur dont souffre le transport, les pénuries de carburant, portent préjudice à la qualité de nos agrumes. Nous avons aussi besoin de plus de camions frigorifiques afin de les conserver dans les meilleures conditions ».





Lundi 22 Avril 2013



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