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L'Algérie veut améliorer le contrôle de la performance des appareils électroménagers


L'Algérie possède un cadre législatif en matière d'efficacité énergétique des appareils électroménagers. Mais les contrôles restent trop peu nombreux. L'APRUE tente de mettre en place des dispositifs performants. English version


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L'Algérie veut améliorer le contrôle de la performance des appareils électroménagers

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Une information visible et fiable pour les consommateurs. Photo DR
Une information visible et fiable pour les consommateurs. Photo DR
Le 8 décembre 2019, l'Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l'utilisation de l'énergie (APRUE) organisait à Alger un séminaire sur l'efficacité énergétique des équipements électroménagers. La consommation énergétique des ménages algériens a doublé en dix ans.

Selon la coalition européenne d’ONG "Coolproducts for a Cool Planet", « les chauffe-eau et appareils de chauffage sont à eux seuls responsables de la même quantité d’émissions de gaz à effet de serre que l’ensemble du secteur des transports ».
 
Les étiquettes énergie et les normes d’écoconception rencontrent de plus en plus d'adeptes auprès des consommateurs, des industriels et des autorités de la rive sud de la Méditerranée. Une évolution positive, mais des efforts parfois pénalisés par la prolifération d’appareils importés aux étiquettes et certifications douteuses.
 
L’État algérien impose depuis 2009 une étiquette énergie pour certains produits (réfrigérateurs, climatiseurs...). Parallèlement, la loi relative à la maîtrise de l’énergie prévoit le respect de normes en matière de consommation.
 
Mais sur le terrain, les contrôles restent insuffisants. Selon Mustapha Zebdi, le président de l'APOCE (Association algérienne de protection et d’orientation du consommateur et son environnement), « 80% de l’étiquetage des appareils électroménagers ne répond pas aux normes. » Un sondage réalisé par l'association révèle que 50% des personnes interrogées ignorent ce qu’est l’étiquette énergie.
La mise en place de contrôles nombreux et performants apparaît donc essentielle, afin d'éviter que les consommateurs ne soient trompés et que les industriels vertueux se retrouvent en situation de concurrence déloyale. Aujourd’hui les fabricants s’autocontrôlent et les importateurs présentent des certificats de conformité peu fiables.

Un dispositif contraignant et évolutif à mettre en place

Consommation, efficacité et bruit. La norme européenne d'étiquetage est très complète. Photo DR
Consommation, efficacité et bruit. La norme européenne d'étiquetage est très complète. Photo DR
Les enjeux sont considérables. Selon l'APRUE, le remplacement du parc actuel par du matériel performant ferait économiser 36% de la consommation totale d'électricité du secteur résidentiel algérien.

L'Algérie possède déjà une structure privée spécialisé dans le contrôle de l'efficacité énergétique des systèmes d'éclairage. Un laboratoire national de métrologie et d'essais vient également de voir le jour. Selon Algérie Presse Service, le directeur général de l'APRUE, Mohamed Salah Bouzeriba, souhaite qu'il prenne en charge « l'ensemble des aspects du volet énergétique. »
 
La surveillance de la véracité des informations portées sur les étiquettes impose une organisation complexe. Pour l'Agence française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), la France dispose avec les règles européennes d'éco-conception d'un dispositif contraignant et évolutif en matière de normes techniques. Il permet de retirer du marché français les produits jugés pas assez performants. L'ADEME propose de mettre son expérience à la disposition de ses partenaires méditerranéens. L'ADEME et l'APRUE collaborent déjà sur ces questions dans le cadre de Medener (Association méditerranéenne des agences nationales de maîtrise de l'énergie).

Lundi 10 Février 2020

Gérard Tur

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