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L'Algérie renoncerait à Desertec


Rédigé par , le Mercredi 8 Septembre 2010 - Lu 5047 fois


Le projet Desertec perdrait beaucoup de son réalisme sans l'Algérie ? (carte Desertec)
Le projet Desertec perdrait beaucoup de son réalisme sans l'Algérie ? (carte Desertec)
ALGÉRIE / EUROPE. L'Algérie aurait décidé de renoncer à participer au projet européen Desertec. "La décision de l'Algérie a été un coup dur pour le reste des pays partenaires qui ont perçu cette décision comme une mauvaise nouvelle» précise le quotidien emirati le National.
 
Déjà en juin 2010, le ministre de l'Energie et des Mines algérien Youcef Yousfi avait indiqué que "l'Algérie étudie l'offre germanique non sans dire que notre pays compte donner naissance à un projet plus important que celui de Desertec." 
 
Au grand dam du groupe privé algérie Cevital associé au projet.
 
Initié par l'Allemagne, Desertec prévoit de construire un réseau de centrales solaires thermiques dans les déserts d'Afrique du nord et du Moyen-Orient avec comme objectif d'alimenter l'Europe en électricité renouvelable. 

De nombreuses sociétés ont rejoint le projet de 400 mds€ comme associées : Saint-Gobain-Solar (France), Enel Green Power (Italie), Nareva Holding (Maroc) et RED Electrica (Espagne), ou comme partenaires : First Solar, IBM Deutschland et Terna Energy. 
 
Les industriels ont décidé de se scinder de la Fondation Desertec et de créer la société DII (Desertec Industrial Initiative) avec comme principaux actionnaires ABB, Deutsche Bank, E.ON, Man Solar Millennium, Munich Ré et Siemens.
 
La société organisera son colloque   annuel où elle évoquera la situation les 26 et 27 octobre 2010 à Barcelone. 
 
Lire aussi : 

Le projet éolien et solaire Desertec accueille du renfort






1.Posté par petitjean le 14/09/2010 22:25
Nous observons, depuis quelques jours, des articles concernant la Dii et-ou Desertec dans la presse internationale. Récemment le National, un journal d’Abu Dhabi, a écrit des faits imprécis et donc faux. Cet article a été relayé, sans contrôle, par certains sites et journaux. Une des erreurs était que, selon eux, l’Algérie ne voudrait pas rejoindre Desertec, se détournait du projet Desertec .. . Nous avons des associés remarquables en Algérie parmi lesquels la plus grande société privée Cevital, un actionnaire en vue de la Dii. Des pourparlers ont eu lieu à plusieurs reprises avec le gouvernement algérien, ils ont été très agréables et constructifs. Le gouvernement algérien ne se détourne en rien du projet Desertec. Ils ont des questions uniquement sur le comment, quand et où. Les Algériens savent très bien ce qu'ils veulent. Ils soulignent le besoin pour leur pays de développer les technologies solaires et éoliennes. C'est entièrement conforme avec la philosophie de la Dii et il est très sage pour eux de se poser ce type de questions.

2.Posté par Frédéric Dubessy le 15/09/2010 11:21
Un pas en avant, un pas en arrière... Le couple Algérie et Desertec ne cesse de danser sur l'air de "je t'aime moi non plus".

Il semble par les faits que l'Algérie ne fasse rien pour favoriser Desertec et voudrait bien développer son propre projet.

Les déclarations "canadiennes" de Sonelgaz présentées notamment par la presse algériennes comme un démenti à l'affirmation du quotidien émirati comprenaient aussi un passage sur les "difficultés de financement du projet" qui montrait bien les réserves algériennes.

Affaire à suivre de toute façon...

3.Posté par petitjean le 15/09/2010 23:57
Frédéric,
Oui, sur le fond de tes propos. Ceux-ci ne sont déjà plus du même ton que dans l'article original. "Il semble " n'est pas une certitude et contredit "par les faits" qui eux même n'existent pas. Il peut être légitime que l'Algérie veuille prendre le leadership technique. Elle n'a pas dans les faits une industrie assez solide pour supporter le coûts de recherche et développement ou encore de laboratoires et instituts de recherche du niveau de la DLR ou CNRS ... Cela devra passer par des alliances et des transferts de technologie avec un soucis d'équité. Quand aux difficultés de financement, voilà qui n'est pas une nouveauté, ni une exclusivité algérienne.
C'est en effet une affaire à suivre ... mais s'il vous plait vérifiez les sources avant de les dupliquer une pour une.
Très cordialement.


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