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Israël tente de sortir de la crise touristique

Tourisme en Méditerranée, bilan 2015


Le gouvernement israélien lance des réformes et des grands projets pour renforcer un secteur touristique qui s’enlise depuis l’été 2014.


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La plage de Césarée et les vestiges romains (photo F.Dubessy)
La plage de Césarée et les vestiges romains (photo F.Dubessy)
ISRAËL. Dimanche 15 novembre 2015, le Cabinet du Premier ministre israélien accepte le plan des ministères du Tourisme et des Finances, visant à rendre les vacances israéliennes plus abordables. L’amendement d’une nouvelle loi va même faire passer la construction des grands projets touristiques de plus de 300 chambres, au plan d’infrastructures nationales.

"Le coût des vacances en Israël va baisser d’environ 20% au cours des cinq prochaines années" précisait Yariv Levin, ministre israélien du Tourisme, lors de la réunion du Cabinet.  "15 000 nouvelles chambres d’hôtels vont voir le jour d'ici 2020 et 27 000 d'ici dix ans."

Les tarifs des hôtels israéliens restent en effet exorbitants, avec un confort qui n’est pas toujours optimal, selon les principaux forums de voyageurs. Une étude de l’Hotel Price Index (HPI) réalisée en 2014, révèle qu’Israël serait même le sixième pays le plus cher du monde pour le prix moyen des chambres d’hôtels, qui s'élève à environ  170 €.

Malgré l’espoir d’une reprise touristique, après l'opération Bordure protectrice de juillet 2014, la crise touristique israélienne ne fait que s’aggraver. 2015 reste une année  touristique difficile. Seulement 2,4 millions d’entrée sont comptabilisées de janvier à octobre, soit  5.6% de moins qu’en 2014 à la même époque.

En 2014, les touristes  les plus nombreux en Israël viennent  des Etats-Unis avec 626 000 visiteurs, 19% des touristes étrangers. Les Russes arrivent en seconde position avec  567 000  visiteurs, et les Français se placentt en troisième  position avec  301 000 visiteurs, suivis par les Allemands (196 000) et la Grande-Bretagne (179 000).

La crise touristique catastrophique perdure

Le Mont Carmel à Haïfa et les mausolée du Bab (photo F.Dubessy)
Le Mont Carmel à Haïfa et les mausolée du Bab (photo F.Dubessy)

Lire aussi notre dossier spécial  Tourisme en Méditerranée, bilan 2015

Même si pendant l’été 2015 les plages de Tel Aviv comptent encore de nombreux jeunes touristes européens venus se détendre, dès la sortie de la ville blanche, la crise se fait plus que sentir.

"Le tourisme en Israël est aujourd’hui limité aux pèlerins chrétiens et aux Juifs religieux" explique Oni Amiel, président d’Amiel Tours. Il  estime que l’industrie du tourisme israélienne a déjà perdu des centaines de millions de dollars pendant l’année 2015.

"Même après la guerre de Gaza, les touristes continuaient de venir, surtout les groupes qui ne pouvaient pas annuler. Aujourd’hui , tout le Proche-Orient est en feu et nous assistons à une baisse générale des arrivées touristiques de toutes sortes: individuels, groupes, évènementiels et conférences.”

Selon les chiffres publiés par le département économique de l'Israel Hotel Association, les nuitées du premier semestre 2015 s’élèvent à seulement 4,1 millions. Une chute de 25%, par rapport à 2014 à la même époque. Durant le premier semestre 2015, les hôtels ne tournent qu'à 59% de leur capacité, 9%, de moins qu'en 2014.

C’est à Eilat,  aux portes du Sinaï, que la crise s'est fait le plus ressentir. Le nombre de nuitées du premier semestre 2015 ne dépasse pas les 303 000, soit 46% de moins qu'en 2014 pendant la même période. La moins touchée des villes touristiques israéliennes reste Tel-Aviv, avec 1,1 million de nuitées, elle chute de seulement 14% par rapport à 2014.

Casinos et vols pas chers pour relancer le tourisme à Eilat

La Vieille-ville de Jérusalem, parcours quasi-obligé des touristes (photo F.Dubessy)
La Vieille-ville de Jérusalem, parcours quasi-obligé des touristes (photo F.Dubessy)
Depuis début novembre 2015, Ryanair, la compagnie irlandaise low cost propose deux vols par semaine entre l’aéroport d’Eilat-Ovda, et la Lituanie, Budapest-Ferenc Liszt en Hongrie et Cracovie en Pologne.

Lors de l’annonce de ces trois destinations en juillet 2015, Ryanair estimait leur trafic à 40 000 passagers par an, et mentionnait des négociations en cours avec le gouvernement israélien sur de futures routes afin de "renforcer le tourisme, le trafic aérien et l’emploi".

Par ailleurs, les médias israéliens locaux annonçaient, le 26 septembre 2015, que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a confié à deux de ses ministres, Yisrael Katz, des Transports et Yariv Levin du Tourisme, la préparation de l’ouverture prochaine des premiers casinos du pays, à Eilat.

Le gouvernement hésite entre la distribution des licences à des hôtels de la ville pour qu'ils puissent se doter de machines à sous et de tables de jeu, ou la construction d’un complexe sur l'ancien aéroport, au centre-ville d’Eilat, délaissé au profit du nouvel aéroport Ovda, plus grand, en dehors de la ville.

Il  s’agit d’une grande première, les casinos ayant toujours été interdits  en Israël, notamment à cause des partis politiques religieux.


Mercredi 9 Décembre 2015

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