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Israël dresse une barrière souterraine et en surface sur 65 km le long de la bande de Gaza


Rédigé par , le Mercredi 8 Décembre 2021 - Lu 473 fois


Eran Ofrir, chef de l'administration des frontières, devant le nouveau mur de 65 km entre Israël et Gaza (photo : Ministères israélien de la Défense)
Eran Ofrir, chef de l'administration des frontières, devant le nouveau mur de 65 km entre Israël et Gaza (photo : Ministères israélien de la Défense)
ISRAËL. Le ministère israélien de la Défense et les Forces de défense israéliennes (FDI) ont inauguré, mardi 7 décembre 2021 en fin de journée, une nouvelle barrière de soixante-cinq kilomètres le long de la bordure de la bande de Gaza. Destiné à empêcher les intrusions vers le territoire de l'État d'Israël, l'ensemble comprend un mur souterrain, une clôture physique métallique en surface et une barrière navale. Plusieurs centaines de caméras, de radars et des systèmes technologiques de détection ultra-sensibles ornent l'ouvrage de dix mètres de hauteur. "Cette barrière prive le Hamas de l'une des capacités qu'il a tenté de développer (...) Elle donnera aux citoyens israéliens un sentiment de sécurité", souligne Benny Gantz, ministre israélien de la Défense.

Au plus fort des travaux, qui ont duré trois ans et demi, 1200 ouvriers ont participé à l'édification de ce mur sécuritaire. 330 000 camions ont du décharger plus de 3 millions de mètres cubes pour le réaliser. Il a nécessité 140 000 tonnes de fer et d'acier. Selon un communiqué du ministère israélien de la Défense, la quantité de béton utilisée équivaut à 220 000 camions.

"La barrière de sécurité, l'un des projets d'ingénierie les plus complexes jamais construits, (...) a déjà changé la réalité sécuritaire dans le Sud et conduira à la poursuite de l'épanouissement économique et social des régions de la bordure de la bande de Gaza", commente le général de division Amir Eshel, directeur général du ministère de la Défense.

La reconstruction de Gaza toujours au point mort

"Nous avons été mis au défi de construire un mur souterrain pour trouver une solution efficace et hermétique aux tunnels terroristes qui traversent la bande de Gaza (...) Aujourd'hui, je peux informer les habitants de la bande de Gaza qu'il existe un obstacle à la fois souterrain et en surface avec des dispositifs avancés qui empêcheront l'entrée en Israël", souligne Eran Ofir, chef de l'administration des frontières.

La barrière d'acier protégeant l'Etat d'Israël des intrusions terroristes en provenance de l'enclave palestinienne de deux millions d'habitants ne règle cependant pas tout. Le dialogue reste rompu avec le Hamas qui dirige ce territoire depuis 2007, date à laquelle un blocus a été instauré par Israël. Un cessez-le-feu a été accepté par les deux parties le 21 mai 2021 après onze jours de bombardements des deux côtés.

Les autorités israéliennes interdisent toujours l'entrée des matériaux pour reconstruire Gaza dont quatre gratte-ciel, des bâtiments voisins et des usines, ont été détruits lors des raids aériens israéliens. Selon un rapport publié par l'Onu, l'Union européenne et la Banque mondiale en juillet 2021, la ville va avoir besoin de 485 M$ (410 M€) pour rebâtir ses infrastructures perdues. La reconstruction donnerait du travail à 60 000 ouvriers.

Israël soumet cette autorisation à la libération par le Hamas de deux civils israéliens capturés et la livraison des corps de deux soldats israéliens. Le mouvement palestinien réclame lui l'élargissement des prisonniers détenus dans les prisons israéliennes en échange de ces retours.




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