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Exporter des agrumes nécessite une organisation rigoureuse de la chaîne logistique

Par Gad Barak, responsable logistique de Mehadrin



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Exporter des agrumes nécessite une organisation rigoureuse de la chaîne logistique

“ Israël compte parmi les tous premiers exportateurs d'agrumes du bassin méditerranéen ”.


Gad Barak, responsable logistique de Mehadrin. (photo Mehadrin)




Israël compte parmi les tous premiers exportateurs d'agrumes du bassin méditerranéen.  Avec 120 000 tonnes exportées annuellement, les agrumes représentent 66% du total des expéditions en sortie d’Israël de "Mehadrin", plus grand producteur et expéditeur du pays.

Fruits et légumes partent par voie maritime. Ces dernières années, le transport par la mer de denrées périssables a subi une profonde évolution.

En 2000, environ 63 % des volumes palettisés embarquaient sur des navires frigorifiques classiques et 37 % sur des porte-conteneurs. De nos jours, 97% de la marchandise est chargée dans des conteneurs réfrigérés.

L’exportation de denrées agricoles nécessite une organisation rigoureuse de la chaîne logistique. A fortiori lorsque le pays ne bénéficie pas de connexions terrestres avec les marchés qu’il dessert. Il faut donc veiller au choix des emballages, à la ventilation, au positionnement des cartons sur les palettes.


Un service fiable, compétitif et direct

Le choix du transporteur maritime répond à plusieurs critères. L’armateur doit être en capacité d’offrir un service fiable, à un prix compétitif, pour un temps de  transit le plus court possible.

Nous préférons les routes directes (il faut éviter les transbordements autant que possible). Nous devons aussi nous assurer des compétences professionnelles du terminal chargé de préparer le conteneur. Il doit savoir comment réceptionner la boîte. Cela nécessite une connexion rapide à une source d'alimentation à quai. Le manutentionnaire doit s’assurer que le conteneur dès son chargement à bord du navire soit branché à une prise reefer.

La station de conditionnement coordonne la traction du conteneur vide avec le transporteur routier. Elle doit s’assurer de la propreté du conteneur, vérifier son état, sa compatibilité avec le voyage, les paramètres de température et vérifier que la quantité d’air frais soit conforme au type de fruit. Il faut veiller au bon remplissage du conteneur (serrer les palettes, éviter les espaces vides, ne pas dépasser les limites de hauteur, éviter de bloquer le flux d'air), et coordonner l'arrivée du conteneur avec le courtier en douane.

Stimuler la concurrence dans le maritime

Mieux vaut choisir un courtier spécialiste des fruits et légumes pour éviter tout retard, dépenses inutiles ou pénalité, même une fois la marchandise à destination. Les clients doivent être informés de la date de départ et la date estimée d'arrivée conteneur, pour rapidement obtenir les informations sur la cargaison et recevoir les documents originaux.

Nous devrions encourager l’arrivée sur le marché de nouveaux acteurs du transport maritime. Cela permettrait de stimuler la concurrence en développant des destinations non encore desservies ou qui le sont mais avec des transit time très long.

Il reste beaucoup à faire d’améliorer la logistique. Les compagnies maritimes devraient  collaborer avec les fabricants de conteneurs, afin d’investir dans la recherche et le développement pour  fournir des bons  contenants à des prix raisonnables : localisation du conteneur, contrôle d’atmosphère, traitement par le froid.


Jeudi 18 Avril 2013









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