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Engie cède 29,9% de ses parts Suez à Veolia contre l'avis de Suez



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Veolia détient désormais 29,9% des parts de son concurrent Suez (photo : Suez)
Veolia détient désormais 29,9% des parts de son concurrent Suez (photo : Suez)
FRANCE. C'est par un court communiqué publié mardi 6 octobre 2020 au matin que Suez a pris "acte de la reprise par Veolia de 29,9% de son capital, d'une manière hostile et dans des conditions inédites et irrégulières". Le groupe était fermement opposé à cette opération depuis le début des tractations le 30 août 2020.

Comme prévu, malgré un délai de réflexion, le Conseil d'administration d'Engie a décidé la veille au soir de céder une large partie des actions Suez qu'il détenait à son concurrent, Veolia. Pour un prix de 3,4 mrds€ qui devrait dégager, précise Engie, "une plus-value avant impôts de 1,8 mrd€ enregistrée dans les comptes 2020". Selon Jean-Pierre Clamadieu, président du Conseil d'administration  d'Engie, cette cession va lui permettre de "gagner en lisibilité et de renforcer sa capacité d'investissements dans les énergies renouvelables et les infrastructures, qui sont les deux axes de développement au service de la transition énergétique."

"Le groupe confirme qu'il mettra en oeuvre tous les moyens à sa disposition pour préserver les intérêts de ses salariés, de ses clients, et toutes ses parties prenantes, notamment pour assurer un traitement égalitaire et juste de tous ses actionnaires, et éviter une prise de contrôle rampante ou un contrôle de fait", complète le texte de Suez.

Engagements sur les emplois et les avantages sociaux

L'énergéticien Engie assure dans un communiqué, paru lundi 5 octobre 2020 au soir, que "le Conseil a pris acte de l'ensemble des engagements pris par Veolia et notamment de son engagement inconditionnel de ne pas déposer d'offre publique d'achat hostile à l'issue de l'acquisition de la participation d'Engie dans Suez et des échanges entamés entre les parties ces derniers jours sur le projet industriel".

Dans un communiqué, Veolia assure qu'à l'issue de cette opération "100% des emplois et des avantages sociaux de l'ensemble des salariés de Suez en France" seront garantis et certifie qu'il s'agit bien "d'une opération franco-française". Le groupe indique également qu'il va préserver la concurrence "grâce à la reprise par l'entreprise française à mission Meridiam de l'activité Eau en France de Suez (qui s'est) engagée à préserver l'ensemble des emplois et des avantages sociaux, à reprendre le centre de recherche et de développement de Suez et à doubler les investissements prévus pour injecter 800 M€ dans ce nouveau périmètre sous cinq à sept ans".

Antoine Frérot, Pdg de Veolia, s'est avoué "très heureux de poser aujourd’hui en France la première pierre d’un super champion mondial de la transformation écologique. C’est une magnifique opportunité pour les salariés, les clients et les actionnaires des deux groupes, et c’est un projet qui sert la France et qui sert la planète."

Interrogé mardi 6 octobre 2020 sur France Info, Bruno Le Maire a déclaré "les mariages de force, je n'y crois pas. Ca ne marche pas dans la vie et ça ne marche pas non plus dans la vie des affaires." Le ministre français de l'économie pense que ce rachat "ne fonctionnera pas" en l'absence d'"un accord amiable." "Je pense que nous étions à quelques centimètres d'un accord", certifie Bruno Le Maire qui "souhaite que les discussions reprennent tout de suite."
Il fustige à la fois "l'intransigeance" de Suez et "la précipitation" de Veolia, soulignant que "les OPA hostiles appartiennent à un capitalisme du passé."

Mardi 6 Octobre 2020

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