Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée


En pleine crise, le Liban va devoir se trouver un nouveau Premier ministre



            Partager Partager

Saad Hariri jette l'éponge face au mécontentement de la rue (photo : Gouvernement libanais)
Saad Hariri jette l'éponge face au mécontentement de la rue (photo : Gouvernement libanais)
LIBAN. Soutenu encore la veille par une déclaration de Federica Mogherini, Haute-représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l'Union européenne, Saad Hariri (Parti le Courant de l'Avenir) a annoncé sa démission, mardi 29 octobre 2019 en début d'après-midi. "Je me rends au Palais de Baabda pour présenter la démission du gouvernement au président de la République", déclarait-il dans une allocution télévisée.

Soumis aux protestations de la rue réclamant son départ depuis le 17 octobre 2019, le Premier ministre libanais décide de passer la main. Saad Hariri avait tenté de répondre aux exigences de la rue en dévoilant, dimanche 20 octobre 2019, un plan de réformes économiques destiné à lutter contre les principaux fléaux du pays : la corruption et la mise en oeuvre d'une bonne gouvernance avec des réformes "justes et socialement responsables". Il prévoyait une réduction de 50% des salaires des ministres et des députés, un soutien de 160 M$ aux crédits logements, une baisse de 50% du déficit du secteur de l'électricité et l'élaboration d'une loi sur le recouvrement de l'argent volé ainsi que la création d'un comité national de lutte contre la corruption. Le budget 2020 devrait proposer un déficit de seulement 0,6%.

Une fausse démission voici deux ans

Après la démission de plusieurs ministres, le président Michel Aoun avait souhaité un remaniement ministériel pour répondre à la crise économique, sociale et devenue aussi politique. Le Hezbollah, principal membre de la coalition gouvernementale si fragile à cause de fortes dissensions en interne, avait refusé. Tout en demandant à ses partisans, vendredi 25 octobre 2019, de ne pas prendre part aux manifestations, son chef, Hassan Nasrallah, mettait en garde contre une nouvelle guerre civile au Liban.

De nationalité saoudienne, libanaise et française, Saad Hariri était Président du Conseil des ministres libanais depuis le 18 décembre 2016 et avait été reconduit en janvier 2019. Il avait aussi occupé ce poste du 9 novembre 2009 au 13 juin 2011.
En novembre 2017, il avait déjà annoncé sa démission, depuis Riyad, en dénonçant la main mise de l'Iran sur son pays et sur la région, avant d'y renoncer quelques jours plus tard. Il reprenait alors ses fonctions après un retour d'Arabie saoudite à Beyrouth avec un détour par Paris puis par le Caire.

Le Liban affiche une dette publique de 86 mrds$ (77 mrds€) soit 150% de son Produit intérieur brut (PIB), la troisième mondiale en importance après celles du Japon et de la Grèce.

Mardi 29 Octobre 2019

Lu 1208 fois




Droits d'auteur et/ou Droits sur les Dessins et Modèles
Le présent site constitue une œuvre dont Econostrum.info est l'auteur au sens des articles L. 111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. La conception et le développement dudit site ont été assurés par la société Econostrum.info. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, vidéos, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété d'Econostrum.info. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, du dit site et des œuvres qui y sont reproduits sont interdites sauf autorisation expresse d'Econostrum.info.




À propos d'Econostrum.info


Econostrum.info est un média indépendant qui traite au quotidien l'actualité économique des pays riverains de la Méditerranée. Coopération économique, actualité des entreprises par secteur (Industrie, Services, Transport, Environnement, Finances), dossiers thématiques, actualité des aéroports, compagnies aériennes et maritimes (nouvelles destinations)... sont traités et analysés par une équipe de journalistes présents dans le bassin méditerranéen.