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Des patrons et des ministres algériens de l'ère Bouteflika écopent de lourdes peines


Rédigé le Jeudi 2 Juillet 2020 à 15:35 | Lu 1492 commentaire(s)


Ali Haddad dirigeait le patronat algérien jusqu'à sa démission forcée en mars 2019 (photo : FCE)
Ali Haddad dirigeait le patronat algérien jusqu'à sa démission forcée en mars 2019 (photo : FCE)
ALGÉRIE. Les procès des dirigeants de l'ère de Bouteflika se poursuivent en Algérie avec, mercredi 1er juillet 2020, plusieurs condamnations et notamment celles touchant la famille Haddad par le tribunal de Sid M'hamed (Alger).

Ali Haddad devait répondre d'"obtention de privilèges, d'avantages et de marchés publics en violation de la législation, dilapidation de deniers publics, abus de fonction, conflit d'intérêts et corruption dans la conclusion de marchés publics". Depuis début mars 2019 et son arrestation pour détention illégale de documents de voyage (deux passeports) et de devises non déclarées à un poste-frontière avec la Tunisie où il tentait de fuir, l'ex président du Forum des chefs d'entreprises (FCE) de fin novembre 2014 à sa démission forcée fin mars 2019 se trouve incarcéré.

Il écope de dix-ans de prison ferme, de 8 million de dinars (54 900 €) d'amendes avec la saisie de tous ses biens et de ceux de sa famille. Ali Haddad avait déjà été jugé coupable (quatre ans de prison) dans un autre procès de corruption, fin mars 2020 en appel. Il dirigeait ETRHB, la première entreprise privée de BTP du pays, qui s'est vue attribuer de nombreux contrats publics très conséquents par le clan Bouteflika, dont les contestés autoroutes Boudouaou-Zéralda et Est-Ouest ainsi que la pénétrante de l'aéroport international d'Alger.

Les quatre frères de l'ancien patron des patrons, Omar, Meziane, Sofiane et Mohamed, sont condamnés à quatre ans d'emprisonnement pour leurs rôles dans les affaires reprochées à Ali Haddad.

Parallèlement, deux anciens premiers ministres d'Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, touchés par d'autres scandales de corruption, devront passer douze ans derrière les barreaux. Huit anciens ministres de la même époque les suivront pour des peines de deux à vingt ans, dont Abdeslam Bouchouareb, ex-ministre de l'Industrie et des Mines. Actuellement en fuite à l'étranger et sous le coup d'un mandat d'arrêt international, il a été le plus sévèrement puni.




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