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Catalogne : le bras de fer se poursuit



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Les indépendantistes vont pouvoir se compter samedi 11 novembre. Photo DR.
Les indépendantistes vont pouvoir se compter samedi 11 novembre. Photo DR.
ESPAGNE. L'incarcération des leaders indépendantistes se poursuit. Jeudi 9 novembre, Carme Forcadell, la présidente indépendantiste du parlement catalan, a été placée en détention provisoire dans l'attente du versement d'une caution de 150 000 €. Le juge de la Cour suprême l'accuse de sédition et de rébellion. Quatre autres élus doivent verser un caution de 25 000 dans la semaine sous peine de se retrouver eux aussi derrière les barreaux.

Le 2 novembre, neuf élus indépendantistes avaient déjà été placé en détention provisoire pour sédition, rébellion et détournement de fonds publics. Réfugiés en Belgique, le président catalan Carles Puigdemont et quatre élus indépendantistes font l'objet d'un mandat d'arrêt européen.

Madrid utilise le glaive de la justice, mais aussi place la Catalogne sous pression économique. Le 6 octobre, un décret royal cosigné par le chef du gouvernement espagnol a autorisé les entreprises à déménager leurs sièges sociaux dans une autre région espagnole sans demander l'avis de l'assemblée générale des actionnaires, même si leurs statuts les y obligent. 2 000 sociétés, dont six des sept entreprises catalane de l'Ibex 35 (équivalent du CAC 40 français), ont entamé les démarches. La Catalogne abrite près de 500 000 entreprises qui génèrent 19% du PIB espagnol.

Des élection avec des leaders indépendantistes interdits de se présenter ?

Samedi 11 novembre, les indépendantistes vont pouvoir se compter dans les rues de Barcelone. Les manifestants demanderont la libération des « prisonniers politiques catalans ». Fin novembre, la justice belge devrait annoncer si elle livre Carles Puigdemont à son homologue espagnole.

Personne ne sait aujourd'hui si les élections du parlement espagnol prévues le 21 décembre 2017 se dérouleront avec des leaders indépendantistes dans l'impossibilité de se présenter devant les urnes. L’État espagnol prendrait alors le risque de voir contesté par les indépendantistes le résultat de ces élections.

Une stratégie d'autant plus incompréhensible que ces derniers n'ont pu trouver d'accord et partent divisés pour cette bataille électorale essentielle.

Gérard Tur

Vendredi 10 Novembre 2017

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1.Posté par Hic Vel Ibi le 13/11/2017 10:28
Dans leur démarche, les ex dirigeants de Catalogne sont sans doute arrivés à un point de crispation qui agace une bonne partie des Catalans eux-mêmes.
Cette affaire est probablement à regarder sous l'angle du rapport de l'UE avec les communautés qui la constituent géographiquement (Andorre, Monaco, San Marin, Le Vatican, Liechtenstein...).
Ainsi, l'UE est née et a "englobé" ces territoires sans que cela donne lieu à opposition.
Aujourd'hui, les indépendantistes veulent créer un précédent mais leur gouvernement n'a jamais été et, dans les conditions institutionnelles actuelles, ne sera jamais légitime pour en recourir à l'UE; la décision de conserver cette région dans le giron national revient donc au gouvernement central espagnol.
Sans compter, économiquement, que la désorganisation qu'entraînerait la création d'une république catalane dotée de sa propre monnaie ne ferait que renforcer la confusion.
Enfin, civilement, que signifie la notion de peuple catalan; qui est Catalan et qui ne l'est pas ?
On le voit donc, cette tentative de sécession ne peut aboutir pour ces trois raisons : juridique, économique et civile.
Il est donc sans doute temps que les indépendantistes stoppent leur course folle qui ne peut que les mener dans le mur et les écarter du jeu politique.
Cela étant, on peut aussi considérer qu'ils sont aussi, d'une certaine façon, en avance sur leur temps dans la mesure où une voie de poursuite de l'intégration européenne peut être la suppression du niveau des États au profit des seules régions...


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