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Athènes joue avec les nerfs de ses créanciers


Mobilisés depuis cinq mois pour tenter de trouver une solution au problème financier grec, les Européens n'apprécient pas l'attitude du gouvernement Tsipras qui demande aux Grecs de voter non au référendum sur les propositions des créanciers.


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Alexis Tsipras et Jean-Claude Juncker vont devoir s'entendre sous peine de sortie de la zone euro de la Grèce (photo Commission européenne)
Alexis Tsipras et Jean-Claude Juncker vont devoir s'entendre sous peine de sortie de la zone euro de la Grèce (photo Commission européenne)
GRECE. Annonce surprise vendredi 26 juin 2015 d'un référendum par Alexis Tsipras, rupture des négociations au sein de l'Eurogroupe samedi 27 juin, déception avouée lundi 29 juin de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, face à l'attitude d'Athènes, le sort de la Grèce se précipite.

Portant sur le plan d'aide financière proposé par les créanciers (Union européenne et FMI), le référendum se déroulera le 5 juillet 2015. Et d'ores et déjà, le premier ministre grec appelle à dire "un grand non à l'ultimatum" de ses créanciers. Un pari très risqué pour Alexis Tsipras qui joue le tout pour le tout. Jean-Claude Juncker ne se laisse pas intimider et s'affirme "trahi". Alors qu'il devait lundi 29 juin 2015 à midi faire des propositions, il s'est contenté d'indiquer que "l'élan du compromis a été brisé de façon unilatérale par la volonté grecque d'organiser un référendum." Il appelle lui à voter oui. "Un non des Grecs au référendum serait interprété comme un non à la zone euro, un non à l'Europe... Il ne faut pas se suicider parce qu'on a peur de la mort !" insiste le président de la Commission européenne. Le mot ultimatum a du mal à passer dans les rangs des Européens mobilisés depuis cinq mois au chevet d'Athènes pour trouver une solution et éviter le Grexit.

Banques fermées jusqu'au référendum

L'urgence demeure d'autant plus importante que, sans accord, le programme d'aide de la Grèce s'arrête mardi 30 juin 2015. À la même date, Alexis Tsipras devra faire un chèque de 1,5 mrd€ pour rembourser un prêt du FMI. Il n'a pas cette somme en caisse et risque donc le défaut de paiement.
Lundi 29 juin, le premier ministre n'a pas hésité a demandé à Jean-Claude Juncker et à Martin Schulz, président du parlement européen, de repousser encore la fin de ce plan d'aide.

Depuis lundi 29 juin 2015, les retraits ont été limités à un maximum de 60€ par jour et par carte pour les Grecs. Cette mesure ne concerne pas les touristes. Les banques grecques comme la Bourse d'Athènes sont fermées temporairement. Certes, les capitaux commençaient à s'évader des coffres mais la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de ne pas augmenter la liquidité des banques grecques (mais de les laisser à leur niveau actuel) explique principalement cette décision de la Banque de Grèce. Athènes doit absolument éviter le défaut de paiement comme la panique des épargnants.

Les banques pourraient rester fermées au moins jusqu'au référendum du 5 juillet 2015.

Dans l'après-midi du lundi 29 juin 2015, la Conférence des présidents, réunissant le président du parlement européen et les chefs de file des groupes politiques ainsi que le président de la Commission, a appelé "toutes les parties prenantes aux négociations sur la Grèce à retourner à la table des négociations avant mardi soir pour débattre de la manière d'éviter une évolution négative pour la Grèce et des moyens possibles pour prolonger le programme comme mesure provisoire, afin de voir aboutir le processus référendaire."

Depuis le début de la crise grecque en 2010, ses créanciers lui ont prêté quelque 260 mrds€ dont 230 mrds provenant des autres pays de la zone euro et 30 mrds du FMI.

Lire aussi : La Grèce peut-elle quitter l’Euro ? Peu importe !

Lundi 29 Juin 2015

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