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Anima planche sur l'évaluation des investissements



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« Nous demandons des engagements forts en contrepartie de notre intervention » se félicite Julia Richard de Chicourt, membre de la division environnement, social et impact à l'AFD. Photo GT
« Nous demandons des engagements forts en contrepartie de notre intervention » se félicite Julia Richard de Chicourt, membre de la division environnement, social et impact à l'AFD. Photo GT

Anima et l'Ocemo ont réuni le 18 octobre à Marseille, dans le cadre de la semaine économique de la Méditerranée, leurs partenaires engagés dans le projet Edile.

 

Lancée en 2011 par Anima et soutenu par l'Ocemo, Edile vise à mettre en place des grilles d'évaluation des projets d'investissements afin d'en maximiser les retombées positives. Ce référentiel d'analyse s'appuierait également sur un guide destiné aux autorités publiques et aux institutions financières. Anima espère remporter grâce à cette initiative un appel d'offres européens dont la présélection se déroulera en décembre 2012.

« Il faut réussir à faire correspondre les besoins des investisseurs privés avec ceux de la population en investissements responsable » explique Emmanuel Noutary, délégué général d'Anima.

Car investissement ne rime pas toujours avec progrès. Bénédict de Saint Laurent, conseiller scientifique à Anima, estime que « le bilan économique et social des investissements directs étrangers n'est pas satisfaisant. Ce type d'investisseurs bénéficie de beaucoup d'avantages et de très peu d'obligations en retour. Ils consomment les meilleurs territoires en bord de mer.»

Sophie Muller, chargée de mission au CMI, confirme. « Nous travaillons sur deux rapports portant sur l'économie de la connaissance et le commerce méditerranéen. Tous deux arrivent aux mêmes conclusions, les IDE impactent peu l'économie locale. »


Ne pas faire n'importe quoi.

Mongia Khemiri, directrice générale au ministère du développement régional de Tunisie : «  Nous cherchons un référentiel, des indicateurs ».  Photo GT.
Mongia Khemiri, directrice générale au ministère du développement régional de Tunisie : «  Nous cherchons un référentiel, des indicateurs ». Photo GT.

 

Mongia Khemiri, directrice générale au ministère du Développement régional de Tunisie, n'hésite pas à demander de l'aide. « Nous avons mis en place une unité de suivi et d'évaluation des projets publics. Nous disposons maintenant d'une banque de données qui nous a permis de débloquer 600 dossiers en panne. Mais nous n'avons pas d'expérience dans l'évaluation des projets. Nous cherchons un référentiel, des indicateurs.»

Tous les grands bailleurs de fonds, BEI, Banque Mondiale, AFD....imposent à leurs clients des règles environnementales et sociales. « Nous demandons des engagements forts en contrepartie de notre intervention » se félicite Julia Richard de Chicourt, membre de la division environnement, social et impact à l'AFD. Dominique Rojat, responsable des projets méditerranéens à l'AFD, voit dans les analyses économiques de projets « un outil permettant de mettre des chiffres sur une décision. Cela permet de ne pas faire n'importe quoi ». Ces analyses économiques constituent certes des outils, mais « facilement bidonables » estime Bénédict de Saint-Laurent.
 
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Vendredi 19 Octobre 2012









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