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« Amana Assurances, filiale de la SAA et de la Macif, disposera de six bureaux en Algérie en 2014 »


Présente depuis 2011 en Algérie sous le nom SAPS grâce à un partenariat avec la Société algérienne des assurances (SAA) signé en 2008, la Macif choisit comme nom commercial dans ce pays Amana Assurances. Interrogé en marge de l'atelier Santé et TIC proposé par le forum EMCC (Ipemed) à Paris le 5 décembre 2013, son directeur général, Pierre-Olivier Adrey, dévoile, en exclusivité pour econostrum.info, les ambitions de la compagnie française dans tout le Maghreb.



Pierre-Olivier Adrey, président d'Amana, filiale de la Macif en Algérie (photo F.Dubessy)
Pierre-Olivier Adrey, président d'Amana, filiale de la Macif en Algérie (photo F.Dubessy)

Econostrum.info : Comment se porte Amana Assurances, filiale de la Macif en Algérie*, que vous dirigez ?

 

Pierre-Olivier Adrey : Nous disposons du réseau de 300 agences conventionnées de notre partenaire et co-actionnaire SAA et nous avons signé une série de partenariats avec plusieurs assurances privées comme 2A, Alliance Assurances ou GAM mais aussi avec des banques comme BNA et Trust Bank avec laquelle nous sommes en train de finaliser. Nous travaillons bien sûr également avec nos deux autres actionnaires, les banques BADR et BDL via leurs réseaux bancaires existants.

 

Nous avons vocation à discuter avec toutes les structures capables de distribuer nos produits ainsi que les agents généraux d'assurance et les courtiers.

 

Aujourd'hui, nous disposons de 1 500 points de vente sur tout le territoire. Amana détient aujourd'hui 16% du marché des assurances de personnes en Algérie et occupe la seconde place du secteur. Nous ambitionnons de devenir le leader du marché des assurances de personnes dans les trois prochaines années.

 

Quelle est votre présence physique en propre ?

 

Après Alger, nous avons ouvert deux bureaux à Oran et à Sétif. Nous désirons en inaugurer quatre autres en 2014 avec notamment les villes de Tlemcen, Bejaia, Annaba et Betna.
 

Nous devons irriguer le territoire, aller rencontrer la clientèle de PME/PMI et celle de particuliers. Au départ, tout était centralisé à Alger mais, avec des bureaux dans différentes régions, nous fiabiliserons nos opérations de formation pour créer une grosse dynamique dans le domaine de l'assurance de personnes. Notre délocalisation en région va permettre d'améliorer notre performance.


Notre équipe compte soixante-huit collaborateurs dont un seul Français, moi ! À la fin de l'année 2014, nous voulons atteindre un effectif de cent vingt avec six bureaux pour bénéficier d'une meilleure force de frappe.


SAPS devient Amana

Pourquoi avoir décidé voici quelques semaines de changer votre nom en Amana Assurances ?

Nous avons choisi le nom commercial Amana au lieu de celui de notre société SAPS (Société d'assurance et de prévoyance en santé) utilisé jusqu'alors après une longue réflexion sur l'opportunité de nous appeler Macif Algérie. Finalement, nous avons préféré la marque qu'est Amana, qui signifie, en Arabe, confiance, loyauté, plutôt qu'une marque internationale plus puissante mais moins signifiante.
 
Quels sont vos résultats et vos projections ?

 

En 2012, nous réalisions un chiffre d'affaires d'1,069 milliard de dinars (ndlr : pour un résultat net de 234 millions de dinars) soit 10 M€. En 2013, il sera compris entre 10 et 11 M€ mais avec une rentabilité supérieure à 20%. Notre objectif pour 2014 se situe à 15 M€.
Le marché de la santé en Algérie se trouve en pleine expansion. Les PME commencent à apparaître ici et elles pensent à l'assurance groupe complémentaire santé comme outil de fidélisation de leurs salariés.
Nous nous adaptons petit à petit à ce marché et nous nous calibrons en conséquence. Nous sommes venus en Algérie pour tenir nos promesses, celles d'offrir aux Algériens les mêmes produits et le même service qu'en France.

 

Quid des autres pays du Maghreb ? Ils intéressent aussi la Macif ?


Nous négocions actuellement des accords de coopération au Maroc. Nous disposons déjà en Tunisie d'une centrale de gestion en commun, spécialisée sur l'assurance emprunteur, avec trois mutuelles locales : MAE, AMI, CTMA-MGA. Nous diffusons donc dans le réseau des mutuelles tunisiennes.

 

Souhaitez-vous aller plus loin avec une présence accrue dans ce pays ?

 

Nous voulons aller en Tunisie mais à certaines conditions. Il faut d'abord que nous nous assurions de la pertinence de la valeur ajoutée que la Macif peut amener dans ce partenariat pour évaluer s'il est opportun de créer, ensemble, une compagnie d'assurance.

Ceci pourrait se faire dans l'année 2014 si la conjoncture, notamment politique, s'y prête.


* Amana, filiale de la Macif en Algérie, dispose d'un capital social de 1 milliard de dinars algériens détenu à 41% par la Macif, 34% par la SAA, 15% par la BDL et 10% par la BADR.



Propos recueillis par Frédéric Dubessy, à PARIS


Jeudi 19 Décembre 2013



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