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49 journalistes tués dans le monde en 2019



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Chaque année, Reporters sans frontières dresse le bilan des journalistes tués durant leurs fonctions (illustration : RSF)
Chaque année, Reporters sans frontières dresse le bilan des journalistes tués durant leurs fonctions (illustration : RSF)
MONDE. "Même si le journalisme demeure un métier dangereux, le nombre de tués n'a jamais été aussi bas depuis seize ans", indique, mardi 17 décembre 2019, l'association Reporters sans frontières (RSF), qui dresse chaque année ce bilan depuis 1995.
En 2019, RSF a enregistré le décès de quarante-neuf journalistes au cours de leurs fonctions, soit 44% de moins qu'en 2018 en intégrant les journalistes non professionnels (13) et les collaborateurs de médias non journalistes (4).

L'association apporte toutefois un bémol à ces chiffres dans son édition 2019. La baisse s'explique par un nombre moins important de journalistes tués sur le terrain lors des conflits armés (17 contre 34 en 2018), et principalement en Syrie, en Afghanistan et au Yémen. Par contre, le nombre de professionnels de l'information décédés dans les pays dits en paix demeure aussi élevé d'une année sur l'autre. Dix d'entre eux ont ainsi été tués au Mexique, comme en 2018. "Plus largement, l'Amérique latine, avec un total de quatorze tués sur l'ensemble du continent, est devenue une zone aussi meurtrière pour les journalistes que le Moyen-Orient meurtri par ses conflits fraticides", relève RSF.

"Pour les journalistes, la frontière entre les pays en guerre et en paix est en train de disparaître", s'alarme Christophe Deloire, secrétaire général de l'association. Son rapport constate qu'"il y a désormais plus de morts dans les pays en paix (59%) que dans les zones de conflits et une hausse de 2% du nombre de journalistes assassinés ou sciemment visés".

389 journalistes en prison

Le bilan de RSF note également une recrudescence du nombre de journalistes emprisonnés pour avoir exercé leur fonction. L'association en recense 389 en 2019, soit une hausse de 12% par rapport à 2018. Près de la moitié d'entre eux sont détenus dans trois pays : la Chine, l'Egypte et l'Arabie saoudite.

Cinquante-sept journalistes sont aujourd'hui encore retenus en otages dans quatre pays : la Syrie, le Yémen, l'Irak et l'Ukraine. RSF n'a pris acte d'"aucune libération notable cette année, malgré d'importants changements en Syrie, ce qui fait craindre le pire pour bien nombre d'entre eux". Le photo-journaliste sud-africain Shiraaz Mohamed, qui couvrait la situation humanitaire en Syrie, est parvenu à s'échapper de son lieu de captivité, dimanche 15 décembre 2019. Il était détenu depuis près de trois ans par des djihadistes et se trouve désormais en sécurité en Turquie.

Voir le bilan 2019 de RSF des journalistes tués, détenus, otages et disparus dans le monde

Mardi 17 Décembre 2019

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