Une tempête de neige bloque pendant plusieurs jours la CatalogneInédites depuis 2001, les chutes de neige en Catalogne ont paralysé la vie de ses habitants pendant près de trois jours. Ces derniers pointent aujourd'hui du doigt les lacunes de la gestion de la crise par les autorités.
ESPAGNE. « Inacceptable », « décevante », « irresponsable ». Tels sont les mots employés par les catalans pour qualifier l’attitude des pouvoirs publics face à la tempête de neige inédite qui s’est abattue lundi 7 mars 2010 sur leur région.
Parmi les dégâts causés par celle-ci, on compte en effet 180 routes fermées pour la nuit, 220 000 foyers sans électricité pendant au moins 24 heures, plus de 1000 passagers bloqués dans les trains, 140 000 élèves privés d’école et quatre hôpitaux dont l’accès a été bloqué. Un bilan préoccupant pour une tempête qui a duré une seule journée mais dont les conséquences ont perduré, elles, trois jours durant après le phénomène. Les critiques des habitants, relayées par tous les médias du pays, portent principalement sur le manque de réactivité des autorités qui, mercredi 9 mars 2010 au soir, n’avaient toujours pas rétabli l’approvisionnement en électricité de 100 000 foyers, dans la province de Gérone notamment. Les responsables politiques se renvoient la balle
Au fil des heures qui ont suivi la tempête, les autorités politiques ont multiplié les déclarations afin de se dédouaner. Après avoir montré du doigt les lacunes caractéristiques des prévisions météorologiques, les autorités régionales ont évoqué la malchance : « nous avions averti les gens qu’il pourrait neiger en grande quantité, explique Joan Boada, secrétaire général de l’Intérieur à la Generalitat. Ce que nous ne pouvions pas prévoir, hélas, c'était la chute d’une ligne de haute tension sur l’autoroute A7 ».
En ligne de mire, l’entreprise Endesa qui est aujourd’hui forcée de se justifier: "nos lignes de haute tension répondent aux normes en vigueur", a martelé l'entreprise. Du côté de la municipalité de Barcelone, on adresse des reproches à la Generalitat, dont le gouvernement tripartite n'aurait pas réussi à prendre de décision pour expliquer les dysfonctionnements: "Il revenait au gouvernement de prendre une décision, comme celle d'empêcher les gens d'entrer dans Barcelone en voiture le lundi matin", a lancé le maire Jordi Hereu. Alors que les polémiques se poursuivent par médias interposés, jeudi 11 mars 2010 au matin, certaines villes comme Palafrugell, ne recevaient toujours pas d'électricité. Anna Casal, à BARCELONE
Jeudi 11 Mars 2010
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