partager partager

Une loi en projet pour la parité des dirigeants d’entreprises


Rares femmes dirigeantes en France, ici Dominique Mouillot (photo Win France)
Rares femmes dirigeantes en France, ici Dominique Mouillot (photo Win France)

FRANCE / EUROPE. Si l’Espagne porte la cuillère de bois européenne en matière de féminisation des dirigeants d’entreprises (8%), la France marie à peine mieux le rouge à lèvres et le stylo Montblanc, avec 9 %, exactement au niveau de la Turquie, et très loin derrière la Norvège, où 41 % des membres des conseils d’administrations de sociétés sont des femmes.


Peu de femmes dirigent des entreprises en France, et elles se comptent au sein d’associations de managères, comme Dominique Mouillot, la présidente d'Onet Technologies et pilier de l’association Win-nucléaire au féminin, ou encore comme Anne Lauvergeon, la présidente du directoire du groupe Areva.


En France cette situation devrait évoluer vers une plus grande féminisation par le biais de la législation, tout comme a avancé la féminisation de la vie politique des assemblées.



Le président du groupe UMP, premier groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, s’y est dit favorable dans un entretien accordé au JDD (Journal Du Dimanche), dans lequel il déclare : «Nous allons déposer une proposition de loi prévoyant que 40%, puis à terme 50%, des sièges aux conseils d’administration des entreprises soient réservés à des femmes ». Le projet de loi serait déposé dès le premier trimestre 2010.


40% des sièges de CA pour 2015

Cette annonce suit le dépôt, l’été 2009 d’un rapport de Brigitte Gésy, la directrice de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) au ministre du travail, Xavier Darcos. Elle y préconise de porter à 40% le nombre de femmes dans les conseils d’administration des sociétés de plus de 1000 salariés à l’horizon 2015.


En Norvège, c’est la loi qui avait débloqué la situation, en permettant aujourd'hui d’asseoir sur les sièges capitonnés des sociétés importantes 41% de femmes, quand elles n’étaient que 6% en 2002.


C’est pourtant d’une femme que vient le principal bémol. Laurence Parisot, présidente des patrons français du Medef, ne croit pas aux vertus du dirigisme pour féminiser les postes dirigeants en France. Elle préconise plutôt le recours à des campagnes de communication, menées en collaboration avec les syndicats.



Car aujourd’hui, dans les grandes sociétés françaises, les patrons font rarement face à des représentantes syndicales. Avec un face à face femme-femme, le climat social serait-il plus paisible ?



Michel Neumuller


Vendredi 30 Octobre 2009



Lu 1194 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité


avis d'expert
La relance annoncée de l'Union du Maghreb Arabe
Jerzy Buzek Par Michel Roche, consultant expert du monde arabe et des questions méditerranéennes
Les Ministres des affaires étrangères de l'Union du Maghreb Arabe se réuniront ...
La Politique Européenne de Voisinage en Méditerranée : une stratégie à la hauteur des enjeux ?
Jerzy Buzek Par Rachid Rhattat, docteur en droit européen et consultant
Destinée à proposer un nouveau cadre relationnel aux voisins orientaux et méridionaux au lendemain du cinquième...
La crise financière : quelles conséquences sur le Maghreb et quelles perspectives ?
Jerzy Buzek Par Camille Sari, conseiller économique, consultant international, spécialiste des monnaies et de la finance internationale

Lire tous les pavés dans la mare

Dieu soit loué

Après 18 ans de négociations acharnées, le Vatican et Israël sont parvenus à un accord qui devrait mettre fin à un vieux litige financier entre les deux Etats. 

William Allaire

contact business