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Une gestion globale et locale des risques en région Mena




L'atelier réunissait plus de soixante-dix représentants de la région MENA, d’Europe, des États-Unis, d’Amérique Latine, et d’Asie de l’Est (photo Zein Nahas/World Bank)
L'atelier réunissait plus de soixante-dix représentants de la région MENA, d’Europe, des États-Unis, d’Amérique Latine, et d’Asie de l’Est (photo Zein Nahas/World Bank)
MENA. "Renforcer la résilience des villes du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord." Tel était le thème de l'atelier du 22 mai 2014 proposé par la Banque mondiale, l’Institut arabe de Développement urbain (AUDI), et le Centre pour l’Intégration en Méditerranée (CMI).

La réunion a permis de débattre de la gestion des risques dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (Mena). Les intervenants prônent la mise en place d'une gestion globale mais aussi locale de ces enjeux.

Le colloque réunissait plus de soixante-dix représentants de la région MENA, d’Europe, des États-Unis, d’Amérique Latine, et d’Asie de l’Est. Les maires et adjoints aux maires de quinze villes de la Méditerranée prenaient part au débat.

Pour le CMI cette réunion est capitale, d'autant plus que "le nombre de catastrophes naturelles (...) a quasiment triplé dans la région MENA". Ces catastrophes représenteraient une perte de 19 mrds$ (près de 14 mrds€) pour les économies de la région depuis ces trente dernières années.

Face à une croissance démographique annuelle de 2,1%, couplée à une urbanisation galopante (doublement de la population urbaine prévue d'ici à 2040), l'impact de ces phénomènes devrait s'accroitre encore dans les années à venir, s'inquiète le CMI. Et les préoccupations portent avant tout sur les villes côtières, marquées par une forte concentration de la population et des activités économiques. Plus de 60% de la population urbaine est localisée sur les côtes, tandis que l'élévation du niveau de la mer pourrait atteindre entre un et trois mètres d'ici à 2050, note la Banque mondiale. Au Maroc par exemple, "80% de l’industrie est localisée dans trois villes côtières, et 40% de l’industrie égyptienne est concentrée à Alexandrie", ajoute le CMI.

Des risques naturels, mais aussi socio-politiques (augmentation de la population de 40% au Liban avec les réfugiés syriens), pandémiques et cybernétiques, affirme Franck Bousquet, responsable du secteur Développement social et urbain pour la région MENA de la Banque mondiale.

Une gestion "globale" des risques

Pour Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, "les maires sont les premiers à faire face aux populations lorsque le sinistre apparaît" (photo Zein Nahas/World Bank)
Pour Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, "les maires sont les premiers à faire face aux populations lorsque le sinistre apparaît" (photo Zein Nahas/World Bank)
Par cette réunion, les dirigeants des villes ont pu débattre des moyens pouvant être mis en œuvre afin de mieux gérer les bouleversements à venir.

Le CMI préconise la mise en place d'une gestion "globale" des risques pouvant affecter la croissance et le développement des villes, en incluant "aussi bien les gouvernements que les acteurs privés". Une gestion globale, mais aussi locale insiste Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille. Celui-ci souligne ainsi l'importance d'une "coopération décentralisée", impliquant les acteurs locaux sur cette question. "Les maires sont les premiers à faire face aux populations lorsque le sinistre apparaît. Ils doivent être capables de répondre aux questions de leurs concitoyens (et) de leur garantir une ville saine et sûre", ajoute-t-il. Al Salloum, directeur général de l'AUDI, prône, quant à lui, l'instauration "de plans de développement durable, de cadres de planification liées à l'utilisation des terres et de mesures concrètes afin de contrôler l'évolution démographique, de s'adapter aux catastrophes naturelles et d'en atténuer leurs effets".

Parmi les mesures déjà mises en place en ce sens, Mourad Ezzine, manager du CMI, rappelle l'existence de la "Plateforme de connaissance sur l’urbanisation au MENA ". Lancée en 2012 et codirigée par la Banque mondiale et le CMI, en partenariat avec l'AUDI, elle permet de "faciliter l’échange de connaissances et de bonnes pratiques entre décideurs impliqués par le développement urbain de la région". Par ailleurs, la Banque mondiale indique qu'un programme d'aide face aux réfugiés syriens est "en cours de finalisation" au Liban, s'ajoutant au plan d'aide d'urgence de 150 M$ (110 M€) en faveur de la Jordanie.




Lundi 26 Mai 2014



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Béatrice Chatain, Professeur d'Histoire-Géographie, spécialiste
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