Un tiers des raffineries italiennes menacées de fermeture ITALIE. L'Union Pétrolière Italienne, qui regroupe les principales entreprises du raffinage et de la distribution de carburant, tire la sonnette d’alarme. Ce 2 février 2010, lors de la présentation du bilan 2009 du secteur, son président, Pasquale De Vita a indiqué que « 4 à 5 des 16 raffineries transalpines » étaient menacées de fermeture à cause de la chute de la consommation de produits pétroliers.
L’Union qui estime à 1 md€ le montant des pertes cumulées du secteur en 2009 précise que les sites menacés sont les raffineries de Livourne (nord-ouest), Pantano, près de Rome (centre-ouest), toutes deux en quête d’un repreneur, de Falconara, près d’Ancone (centre-est) et celles de Tarante (sud) et de Gela (côte sud de la Sicile) qui ont cessé provisoirement leur activité, faute de demande. Chaque raffinerie faisant travailler « en moyenne 1.500 salariés directs et indirects », de telles fermetures pourraient laisser sur le carreau « près de 7.500 emplois », a affirmé M. De Vita.
Consommation en chute libre et contraintes environnementales La consommation de produits pétroliers a dégringolé de 4,9% l’an dernier dans la botte, observe l'Union dans son rapport sur 2009 et « les exportations qui représentaient au cours des années précédentes une possibilité de rééquilibrer sont aussi en forte contraction ».
Conséquence, le taux d'utilisation des raffineries italiennes a baissé en 2009 à 82% contre une moyenne de 95% sur la période 2005-2008. En cinq ans, le raffinage italien a vu sa capacité de traitement « réduite de 85 à 60 millions de tonnes », se désolent les professionnels. William Allaire
Mercredi 3 Février 2010
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