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Un bulletin de santé de l’OMS pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient


Mortalité infantile et maternelle, tabagisme, surpoids, impréparation aux situations d'urgence... L'organisation internationale dresse la liste des points noirs de la santé au sud et à l'est de la Méditerranée.



L'OMS pointe du doigt plusieurs dérives dans la santé sur la zone Mena (photo OMS)
L'OMS pointe du doigt plusieurs dérives dans la santé sur la zone Mena (photo OMS)
AFRIQUE DU NORD / MOYEN-ORIENT. Le bureau régional pour la Méditerranée orientale de l’Organisation mondiale de la santé  (OMS), qui couvre une zone courant du Maroc au Pakistan, vient de publier un rapport sur l’état et l’avenir des politiques de santé dans la région.
 
Plusieurs indicateurs se révèlent en amélioration. L’espérance de vie augmente. La poliomyélite et le paludisme disparaissent de nombreux pays. La vaccination connaît un développement considérable.
 
D’autres demeurent cependant plus alarmants. Les décès dus aux infections des voies respiratoires inférieures restent élevés, de même que les cirrhoses du foie. Les mortalités infantiles, néonatales et maternelles s'affichent supérieures à la moyenne mondiale. Le taux de dépistage de la tuberculose n’atteint que 63 %.
 
Le tabagisme masculin représente 50 % de la population dans certains pays. Le surpoids concerne plus de la moitié des femmes de la région et jusqu’à 70 % dans certains pays. Avec l’Amérique, la Méditerranée orientale s'illustre comme la zone au monde où les taux de sédentarité et de diabète s'avèrent les plus hauts.
 
Les problèmes géopolitiques impactent la situation sanitaire. Les guerres causent plus de 10 % des décès d’hommes de 15 à 49 ans. Mais les deux tiers des pays de la zone ne disposent pas de programmes institutionnalisés pour répondre aux situations d’urgence.
 
Les paramètres varient fortement selon les pays, que l’OMS classe d'ailleurs en trois groupes. Les inégalités dans les infrastructures et la qualification des personnels de santé se retrouvent dans les résultats. Le taux de mortalité des moins de cinq ans est de 38 ‰ au Maroc, plus de trois supérieur à celui du Liban (12 ‰). Quatre ans séparent l'espérance de vie d'un Tunisien (73 ans) de celle d'un Égyptien (69 ans).

Les recommandations de l’OMS

En réponse aux défis de la zone, l’OMS préconise tout d’abord la mise en place de couvertures universelles dans les pays qui en sont dépourvus et l’adoption de programmes de fidélisation permettant de conserver les professionnels de santé locaux, souvent tentés par un départ à l’étranger.
 
L’OMS souhaite également que la lutte contre les mortalités infantiles et maternelles soit érigée en priorité, l’organisme international se proposant pour la réalisation et la diffusion d’une documentation cumulant les meilleures expériences régionales en la matière.
 
L’OMS se dit aussi prête à participer au renforcement des systèmes nationaux d’information sanitaire afin de mieux surveiller la progression des maladies transmissibles et non transmissibles.
 
Enfin, l’OMS veut que la zone puisse affronter des situations de crise grâce à la constitution de stocks régionaux d’urgences, la formation d’un groupe international d’experts et le développement d’accords de solidarité entre les pays.

Lire le rapport :

l__avenir_de_la_sante_en_mediterranee_orientale.pdf L'avenir de la santé en Méditerranée orientale.pdf  (494.02 Ko)





Mercredi 20 Juin 2012



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Commentaires

1.Posté par lassoued le 25/06/2012 10:18
Si les pays occidentaux veulent bien aider sanitairement les pays émergents du sud de la Méditerranée, et s'ils ont un minimum de sincérité, ils doivent renoncer aux "2poids 2mesures"! Il faut qu'ils retournent " à la légalité internationale", prônée par la création de l'ONU, et raison essentielle de la disparition de la "Société des Nations" d'avant guerre! Il faut qu'ils renoncent au veto donnant à Israël, pratiquement, un droit de vie et de mort sur les populations civiles palestiniennes et libanaises. Il faut une plus grande objectivité concernant l'énergie nucléaire iranienne: il n'est pas normal d'autoriser un nucléaire militaire israélien, et d'interdire un nucléaire civile iranien, ainsi que de continuer à menacer et à isoler ce pays, qui ne demande rien à personne!

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