partager partager

Tunisie-UE Discussions sur le statut avancé

Le comité d’association Tunisie - Union européenne (UE), instance d’experts chargée de gérer l’accord de partenariat entre les deux parties, vient de se réunir, à Tunis, sans aboutir à des avancées significatives. La Tunisie en avait pourtant besoin pour accéder à un « Statut avancé » dans ses relations avec Bruxelles.


Toma Dupla Del Moral, directeur des relations extérieures chargé de la Méditerranée, du Proche et du Moyen-Orient à la Commission européenne (photo DR)
Toma Dupla Del Moral, directeur des relations extérieures chargé de la Méditerranée, du Proche et du Moyen-Orient à la Commission européenne (photo DR)
TUNISIE / UNION EUROPENNE.  Le comité d’association Tunisie - Union européenne (UE), instance d’experts chargée de gérer l’accord de partenariat entre les deux parties,  vient de se réunir, à Tunis, sans aboutir à des avancées significatives.  

La Tunisie en avait pourtant besoin pour accéder à un « Statut avancé » dans ses relations avec Bruxelles. La réunion a examiné tous les aspects de la coopération. Il s’agit, pour la plupart de dossiers sensibles.

La vie politique en Tunisie vient en tête. Au menu les droits de l’homme, les libertés publiques et la démocratie. L’économique avec l’épineux dossier de la libéralisation des échanges des services et des produits agricoles a été, longuement, débattu.

 Le social et la délicate question de l’émigration et de la libre circulation des personnes ont été, également évoqués. Enfin, les volets financier et sécuritaire (lutte contre le terrorisme, sécurité aéronautique et maritime).

 

Les élections générales retardent les décisions d'accord Tuniso Européen

Le chef de la délégation européenne, M.Toma Dulpa del Moral, directeur des Relations Extérieures, chargé de la méditerranée et du Proche Orient à la Commission européenne a tenu à déclarer qu’"aucun engagement écrit n’a été pris au cours de cette réunion ».

M.Dulpa a précisé que «les experts tunisiens, préoccupés par les prochaines présidentielles et législatives prévues pour le mois d’Octobre, n’ont pas jugé urgent de se prononcer définitivement sur les esquisses d’accords examinées ».

Maigre consolation pour les Européens, ils ont obtenu le feu vert pour organiser, cet été, une réunion avec les représentants de la société civile et une autre pour poursuivre les négociations sur la libéralisation des échanges des services.

Conséquence : les discussions sur les préalables que la Tunisie doit réunir pour accéder au « Statut avancé » sont reportées. Elles auront lieu, probablement, au mois de novembre prochain, dans le cadre de la réunion du Conseil d’Association, instance ministérielle habilitée à prendre les plus importantes décisions.

D’ici cette échéance, les experts tunisiens travailleront dur, cet été, pour préparer, dossier par dossier, les propositions de la Tunisie.



Brahim Krimi, à TUNIS


Dimanche 5 Juillet 2009



Lu 1398 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.