partager partager

Tunisie-Italie : des échanges de plus en plus énergiques

La coopération était au menu du « Forum Italie-Tunisie : plateforme pour la relance Euroméditerranéenne ». L'occasion de faire le point sur les partenariats actuels et futurs entre les deux pays.


Radès, premier port de commerce tunisien
Radès, premier port de commerce tunisien
TUNISIE/ITALIE. L'Italie reste, après la France, le deuxième partenaire économique de la Tunisie. En 2008, le montant des échanges entre les deux voisins a atteint 5,6 Mds€ (10,08 Mds de dinars), un flux équilibré, puisque les volumes des importations (2,9 Mds€) et des exportations (2,7 Mds€) sont très proches.

Ces chiffres ont été révélés vendredi 20 février, lors du « Forum Italie-Tunisie : plateforme pour la relance Euroméditerranéenne », organisé à Tunis par l’APREIME, l’agence de coopération tuniso-italienne et le bimensuel tunisien L'Economiste Maghrébin.
La coopération bilatérale était au menu de ce forum qui réunissait la crème des décideurs économiques et politiques des deux pays.

Selon la chambre économique tuniso-italienne, la botte est le deuxième partenaire à l'import et à l'export de la Tunisie, et le troisième investisseur direct étranger et le troisième émetteur de touristes.

Actuellement, 554 entreprises industrielles transalpines sont implantées en Tunisie. Les championnes de la délocalisation sont les industries du textile (253 entreprises), du cuir et de la chaussure (75 entreprises) et des industries mécanique et électronique (112 entreprises).

2,5 Mds€ pour ELMED

Ces échanges devraient s’intensifier dans les années qui viennent. Les deux pays ont en effet engagé en juin 2007 un partenariat dans le domaine de l'énergie avec le projet ELMED;

Ce projet prévoit la construction d'une centrale électrique de 1.200 MW à El Haouria, dans la péninsule du Cap Bon, à la pointe nord-est de la Tunisie, et l'interconnexion des réseaux des deux pays via une liaison sous marine de 200 km de long et d’une capacité de 1.000 MW (montant de l’investissement : 2,5 Mds€ sur cinq ans).

L’accord prévoit que les deux tiers de la production de cette centrale (800 MW) seront destinés au marché italien, le solde (400 MW) sera vendu à la société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG).

Parallèlement, la STEG et le gestionnaire du réseau électrique italien (TERNA) vont créer une société italo-tunisienne qui sera chargée de la réalisation et l’exploitation d’une nouvelle liaison électrique entre la Tunisie et la Sicile et de la gestion des flux transfrontaliers d’énergie entre les deux pays.

Cette coopération devrait conforter le leadership de la Tunisie dans le domaine industriel : celle-ci est le premier pays sud-meda exportateur industriel vers l'Europe avec 6,7 Mds€ en 2007.
Signature de l'accord de partenariat entre STEG et TERNA
Signature de l'accord de partenariat entre STEG et TERNA


William Allaire


Lundi 23 Février 2009



Lu 3744 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.