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Travailler jeune pour mourir jeune en Turquie




La sécurité au travail et le travail des enfants est un des poinst noirs de la candidature turque à intégrer l'UE. (Photo C. Beuselinck-Doussin)
La sécurité au travail et le travail des enfants est un des poinst noirs de la candidature turque à intégrer l'UE. (Photo C. Beuselinck-Doussin)
TURQUIE. Le 15 mars 2013, un enfant de 13 ans est mort sur son lieu de "travail" à Adana. Un drame, certes, mais pas un cas isolé. Le travail des enfants et la sécurité sur les lieux de travail restent des sujets sensibles que la Turquie a du mal à traiter.

"La tête écrasée dans une presse hydraulique", détaille la presse locale alors que la famille du jeune Ahmet pensait qu'il ne faisait que servir le thé. Une enquête a été ouverte, bien sûr, pour déterminer la responsabilité de l'employeur dans le décès de ce jeune de 13 ans, recruté deux mois plus tôt et payé moins de 50 € la semaine.

La loi interdit aux moins de 15 ans d'exercer une profession à temps plein et ceux qui sont âgés de 13 ou 14 ans doivent être tenus éloignées des tâches éprouvantes. Mais pour la plupart du temps, le travail de ces enfants "salariés" (près de 6 % ) représente une aide non-négligeable au budget de familles souvent déshéritées.

Ce problème est l'un des points que l'Union européenne soulève quant à la candidature turque à devenir membre de l'UE. En 2009, l'Organisation internationale du travail plaçait la Turquie à la 3ème place des pires pays sur 16 dans l'exploitation des enfants après le Mali et le Sénégal.

Deux fois plus de morts au travail qu'en france

En ce qui concerne la sécurité au travail, la Turquie obtenait la 80ème place mondiale, selon le même organisme. La Sécurité sociale nationale indique par ailleurs qu'en 2010 plus de 1 430 employés sont morts sur leur lieu de travail. La France, elle, en compte 529 selon l'Institut national de recherche et sécurité.

Présent sur les lieux du drame, à Adana, le ministre du Travail et de la sécurité sociale, Ismail Gerim, a précisé que malgré le renforcement de la loi sur la sécurité et la santé des travailleurs, en juin 2012, plus d'un million d'entreprises -pour beaucoup des PME- ont enfreint le règlement. Chaque jour, 4 personnes meurent sur leur lieu de travail.

Autre point noir, la sous-traitance du privé dans le secteur du bâtiment qui effrite les conditions de travail alors que le BTP est aujourd'hui un des moteurs de l'économie turque et que le pays entend reconstruire 6,5 millions d'immeubles d'ici à 2020, selon le plan gouvernemental dit de Rénovation urbaine.




Vendredi 22 Mars 2013



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Béatrice Chatain, Professeur d'Histoire-Géographie, spécialiste
de la Turquie, associée
au groupe d’analyse
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