partager partager

Tarros prévoit un doublement des capacités à La Spezia

Affectée par la crise économique en Méditerranée, la compagnie maritime italienne Tarros n’a pas pour autant freiné son programme d’investissements. Trop à l’étroit sur son terminal de La Spezia, elle ambitionne d’accroître ses capacités en 2010.


Giovanni Bandini,  directeur commercial de Tarros, annonce un redressement des volumes transportés au dernier trimestre 2009  (Photo N.B.C)
Giovanni Bandini, directeur commercial de Tarros, annonce un redressement des volumes transportés au dernier trimestre 2009 (Photo N.B.C)
ITALIE. Les 75 000 m2 du Terminal de Golfo sur le port de la Spezia ne lui suffisent donc plus…  Et ce n’est pas la baisse conjoncturelle des volumes en 2009 qui viendront hypothéquer ses projets.

Tarros, qui a manutentionné en 2008 quelques 158 000 conteneurs Evp (Equivalent vingt pieds) sur son terminal , envisage de doubler sa capacité dès l’année prochaine. « Nous espérons démarrer les travaux en 2010 », explique le directeur commercial de la compagnie, Giovanni Bandini.  

La compagnie qui exploite huit porte-conteneurs  de 1 100 Evp en moyenne, dessert les principaux ports du bassin Méditerranéen. « Il ne faut pas exploiter des navires trop grands en Méditerranée car les volumes ne suivent pas et les ports ne sont pas adaptés. Une nouvelle loi, datant d’octobre 2009, nous interdit de décharger plus de 200 boîtes par escale sur le port de Tripoli. Nous avons été contraints de retirer notre navire de 1 100 Evp et de le repositionner sur la ligne de Casablanca», ajoute Giovanni Bandini.  

Volumes en baisse en Turquie et en Algérie

En 2009, Tarros qui dessert  de façon hebdomadaire la Tunisie, la Turquie, la Libye et l’Algérie (Alger, Annaba et Oran), a fait les frais également des nouvelles restrictions algériennes à l’import et de la forte chute des trafics sur la Turquie.

«La Turquie a perdu 35% des volumes en 2009 et cela risque de durer encore l’année prochaine. Quant aux problèmes en Algérie, l’Italie a été moins touchée que le port de Marseille», ajoute M. Bandini. 

Tarros qui a d’ailleurs quitté le port phocéen il y a deux ans en raison des mouvements sociaux, dit regarder attentivement ce qui se passe du côté de Fos. « Nous attendons des améliorations concrètes. Ce qui compte dans le choix d’un port c’est la fiabilité et les trafics et, en ce sens à Marseille les volumes sont importants », ajoute le responsable commercial.

Une compagnie de taille moyenne fondée il y a...180 ans

Après avoir connu un premier trimestre 2009 « difficile », les volumes transportés par l’armateur génois se sont redressés en fin d’année, à 160 000 Evp, sans pour autant atteindre ceux de 2008 (175 000 Evp).

Tarros qui a fêté en 2008 ses 180 ans, emploie 200 personnes et a réalisé 100 M€ de chiffre d’affaires. Elle possède onze représentations en Méditerranée et compte des bureaux en propre en Italie du Nord et du Sud. Elle contrôle des agences en Grande-Bretagne, au Maroc et en Grèce et possède 50% des parts de l’agence en Algérie.

Lire aussi : La Spezia : Le district des technologies marines opérationnel
ET : Le port de Gênes va investir 426 millions d'euros d'ici 2012


Nathalie Bureau du Colombier


Vendredi 4 Décembre 2009



Lu 1353 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.