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Sony allonge la liste des multinationales qui abandonnent l'Espagne

Après Grundig, Sanyo, Pioneer et Samsung, c'est au tour maintenant de Sony et de fermer ses usines de télévisions en Catalogne. La crise du secteur électronique pose également la question de la dépendance aux multinationales qui décident de délocaliser, ou de fermer purement leurs unités de production pour réduire les coûts, comme c'est le cas avec Sony.


la Catalogne reste le premier pôle industriel espagnol de l'électronique (photo : DR)
la Catalogne reste le premier pôle industriel espagnol de l'électronique (photo : DR)
ESPAGNE. Sony ne produira plus de télévisions en Espagne. La multinationale japonaise vient d'annoncer la fermeture de son usine de Viladecavalls, près de Barcelone, d'ici à la fin de l'année 2010. 

Les 1 030 employés de cette unité de production se retrouveront donc au chômage, puisque Sony conservera uniquement un réseau de commercial et des équipes d'ingénieurs dans la Péninsule Ibérique. 

Cette usine a été inaugurée en 1991, moyennant un investissement de 69 M€, et a regroupé jusqu'à 2.500 salariés. Sony avait vendu en début d'année 2010 son usine très moderne d'écrans LCD de Nitra, en Slovaquie. Depuis, le géant japonais laissait planer la menace de fermeture du site catalan.   

Avec l'abandon de la production des téléviseurs Sony, ce sont désormais onze multinationales d'électronique qui ont fermé leurs usines en Espagne au cours des dix dernières années. Ce qui ne s'explique pas seulement par l'évolution technologique et la nécessaire adaptation qui en découle. Ce sont surtout les politiques de réduction de coûts qui ont affaibli considérablement pôle catalan.   

Cette « hémorragie » a culminé entre 2000 et 2004, avec le départ du centre de production d'imprimantes HP de Sant Cugat del Vallès vers l'Asie, et la délocalisation en Slovaquie de l'usine Samsung de Palau Solitá (près de Barcelone), qui produisait des téléphones portables et DVD. 

Il y a deux ans, l'usine Braun d'Esplugues s'ajoutait à cette liste; la filiale de Procter&Gamble ayant décidé de transférer son activité de fabrication d'appareils électroménagers en Europe de l'Est (Pologne et Hongrie).

Exil industriel

Ayant développé un pôle important lié aux activités électroniques, la Catalogne est évidement la première touchée par cette vague d'exil industriel, mais les autres régions n'échappent pas à la règle. Il suffit de rappeler le « dégraissage » progressif ayant amputé l'usine de fabrication de fibres optiques d'Alcatel à Santander. Avec plus de 2500 suppressions d'emplois depuis dix ans. Et un transfert de la production vers la Chine.

 
 

Les regards se tournent maintenant vers Sharp, qui reste aujourd'hui le seul fabricant étranger de télévisions en Catalogne. Pour l'instant, la marque semble profiter du départ annoncé de Sony; le fabricant enregistre même une augmentation de la demande, et par conséquent de la production sur son site catalan. 


 

Sharp, qui s'était engagé auprès de la Generalitat à maintenir son activité jusqu'en mars 2011, pourra donc tenir sa promesse. L'avenir est garanti dans cette usine de San Cugat... jusqu'en mars 2011.



Francis Mateo, à BARCELONE


Jeudi 9 Septembre 2010



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Commentaires

1.Posté par J. Martínez le 10/09/2010 09:09
La fuite d'entreprises étrangères est due surtout au manque de productivité et de compétitivité qui existe en Espagne. Le gouvernement n'a jamais été préoccupé par ce sujet et en outre ne parlez pas aux travailleurs espagnols de productivité qui répondront toujours que….? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

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