partager partager

Sept projets prioritaires pour l'eau en Méditerranée


MEDITERRANEE. Réunis à Lyon les 23 et 24 novembre 2009 sur le thème de la stratégie pour l'eau de l'Union pour la Méditerranée (UpM), les Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) ont sélectionné sept projets prioritaires dans ce domaine stratégique en Méditerranée.

Les CGLU regroupent les collectivités locales de 136 pays et leurs réseaux.

La plupart des études réalisées sur le sujet s'accorde à prévoir que 63 millions de Méditerranéens connaîtront une situation de pénurie de l'eau en 2025, contre 45 millions en 2000.

Lors de la dernière conférence des ministres en charge de l'eau, membres de l'Union pour la Méditerranée, qui s'est tenue en Jordanie le 22 décembre 2008, une stratégie pour l'eau en Méditerranée a été définie. Elle sera soumise à l'adoption de ces mêmes ministres ainsi que de leurs chefs des gouvernements dans le courant de l'année 2010.

La mise en avant par les CGLU de ces projets prioritaires se veut une contribution à ce débat.

Sept projets du Maroc au Liban

La problématique de l'eau reste un souci majeur et une priorité stratégique pour les pays méditerranéens (photo F.DUBESSY)
La problématique de l'eau reste un souci majeur et une priorité stratégique pour les pays méditerranéens (photo F.DUBESSY)
Les projets retenus sont :

- Mise en valeur et sauvegarde de l'écosystème de l'oued Bousselam (ouest de la commune de Sétif en Algérie)

- Création d'un schéma directeur de mobilisation et de gestion multi-usage de la ressource en eau au nord-ouest de la Syrie (région de Lattaquié, Hama, Idib et Alep)

- Mise en place d'une coopération décentralisée rhône-alpine en appui au renforcement des capacités de l'établissement des eaux du Liban Nord pour une amélioration durable du service public de l'eau

- Etude de faisabilité du captage d'eau douce en mer pour l'alimentation en eau potable de villes du littoral méditerranéen en prévision d'un réalisation grandeur nature

- Accompagnement et anticipation des effets des changements climatiques dans la région Souss Masso Drâa au Maroc (secteurs urbains littoraux d'Agadir) et des secteurs agricoles de la plaine du Souss (secteurs ruraux de l'Anti-Atlas)

- Soutien à une gestion durable de l'eau de la ville de Jéricho en territoire palestinien de Cisjordanie

- Mise en application de la gestion intégrée de la ressource en eau sur le district de Deir El Ahmar (Btedhi - Liban). 

Voir le détail des projets retenus par CGLU

Lire aussi : Relance de l'UpM par les projets environnementaux
Et : Lancement effectif de l'Union pour la Méditerranée dans le domaine de l'eau
Et : Lancement des préparatifs du 6 ème Conseil Mondial de l'Eau à Marseille


Frédéric Dubessy


Mardi 24 Novembre 2009



Lu 2058 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.