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Le pavé dans la mare... nostrum
Traités de Roms et Traité de Rome
Cet été, pour les initiateurs de la politique française de contrôle de l'immigration, tous les chemins mènent aux Roms.
Les simples citoyens doivent cependant faire le tri entre les commentaires contradictoires.
Frédéric Dubessy
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Sarkozy présente son plan pour l’industrie en FranceLe président de la république a annoncé une série de mesures pour stopper le déclin industriel de la France. Parmi ces mesures, 500 M€ de prêts bonifiés "verts", 300 M€ consacrés à la "structuration de filières" industrielles et 200 M€ de "prime à la relocalisation".
Nicolas Sarkozy a présenté sa politique industrielle en cloture des Etats Généraux de l'industrie chez Eurocopter à Marignane
FRANCE. Nicolas Sarkozy, en déplacement à Marignane (sud de la France), au siège d’Eurocopter, pour clore les Etats Généraux de l’industrie, a annoncé jeudi 4 mars 2010 une série de mesures destinées à enrayer la désindustrialisation de la France.
« J'ai la profonde conviction qu'un pays qui n'a pas d'industrie n'a rien à vendre et finit par s'appauvrir », a-t-il déclaré. « Je conteste l'idée qu'il convient de donner la priorité absolue aux services et d'abandonner l'industrie », a-t-il ajouté en estimant que « la France n’aura pas de croissance durable sans une industrie forte ». Or, depuis 2000, la France a perdu 500 000 emplois dans l’industrie. Ce secteur n’occupe plus que 13% de la population active, contre 16% dix ans plus tôt. Pour le président de la République, les causes sont à rechercher du côté des 35 heures, des « charges sociales françaises », de la faiblesse de l’innovation (7% de la valeur ajoutée contre plus de 10% en A1lemagne, Suède ou Finlande) et de l’investissement (il a chuté de 35% entre 2001 et 2009) et des marges insuffisantes des entreprises (29% de la valeur ajoutée contre 35% en Allemagne). 500 M€ de prêts verts bonifiés
Au terme de quatre mois de débats des Etats généraux de l'industrie, qui ont mobilisé 5.000 personnes dans tout le pays, Nicolas Sarkozy a retenu 23 orientations.
Elles doivent permettre d’atteindre des objectifs ambitieux : augmenter la production industrielle de 25% d’ici 2015, pérenniser l’emploi industriel (tombé de 25% de l’emploi marchand en 2000 à 21% en 2009), revenir d’ici 2015 à une balance commerciale industrielle (hors énergie) durablement positive et augmenter de plus de 2% la part française dans la production industrielle européenne. Une Conférence nationale de l’industrie rassemblant entreprises, salariés, filières et gouvernement va être mise en place pour prolonger les travaux des Etats généraux de l’industrie. Pour couper court à « l’emballement de la machine réglementaire », le chef de l’Etat veut le lancement d’une mission d’examen du cadre réglementaire pour proposer d’ici septembre « un ensemble de mesures d’allègement et de simplification ». Dans le cas des normes environnementales, il a indiqué que l’investissement dans l’amélioration de l’outil de production sera soutenu grâce à 500 M€ issus de l’emprunt national. Création de fonds sectoriels
Le chef de l'Etat a visité la chaine de production des hélicoptères Super Puma d'Eurocopter
Le président a également souhaité que les allègements de charges soient repensés et que les secteurs industriels les plus prometteurs, comme « la chimie, le logiciel, l'agroalimentaire, l'électronique », soient soutenus.
Nicolas Sarkozy a ainsi annoncé la désignation pour chaque filière d’une « instance de réflexion stratégique et d'échange ». Cette politique de filière bénéficiera de 300 M€ issus du grand emprunt. Des fonds sectoriels seront créés tels que ceux qui existent déjà dans l'automobile, l'aéronautique et la biotechnologie. Un médiateur de la sous-traitance sera également rapidement nommé, sur l'exemple du médiateur du crédit. « Une prime de relocalisation » va par ailleurs être créée pour faire revenir des activités délocalisées. 200 M€ d’avances remboursables sur trois ans, financées sur le grand emprunt, sont prévus pour cette prime. Révision de la fiscalité de l'épargne
Mais surtout, l'Etat va renforcer son rôle dans la définition de la stratégie des entreprises publiques en y nommant un administrateur supplémentaire.
Dans le collimateur de Nicolas Sarkozy, le groupe Renault et son projet de délocaliser la production de sa future Clio en Turquie. « Je n'accepte pas que le grand groupe privé automobile PSA ait les deux tiers de ses effectifs en France et que l'autre constructeur automobile ait seulement un tiers de ses effectifs en France, alors que l'Etat en est propriétaire à 15% », a-t-il dit sans citer Renault. « Qu'on aille créer des usines à l'extérieur, ça me va très bien pour gagner des parts de marché. Mais qu'on aille fabriquer des voitures à l'extérieur pour les ramener en France (...) je ne l'accepte pas », a ajouté le président. Nicolas Sarkozy a, enfin, appelé le gouvernement à « repenser en profondeur la fiscalité de l'épargne », pour l'encourager à s'orienter vers le financement des fonds propres des entreprises. L'une des pistes de cette réflexion porte sur la création d'un livret épargne industrie.
Jeudi 4 Mars 2010
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