Renaud Muselier : « le Conseil culturel de l’UPM a la culture du projet »FRANCE / MEDITERRANEE. Présidée par le député des Bouches du Rhône (UMP) Renaud Muselier, cette instance réunit des personnalités du monde économique et politique, des lettres, des arts et des médias des deux rives de la Méditerranée. Les actions seront financées par un fonds public & privé.
Renaud Muselier, le président du Conseil culturel, est aussi délégué spécial pour la préparation de Marseille capitale européenne de la culture 2013 (DR)
FRANCE / MEDITERRANEE. François Fillon, le premier ministre français, a installé hier le Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée (UPM).
La France est déterminée à "surmonter pas à pas tous les obstacles" pour donner corps à l'"aventure politique" de l'Union pour la Méditerranée, a déclaré à cette occasion François Fillon. Présidée par le député des Bouches du Rhône (UMP) Renaud Muselier, cette instance réunit des personnalités du monde économique et politique, des lettres, des arts et des médias des deux rives de la Méditerranée. Parmi elles, on trouve Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, André Azoulay, conseiller du roi du Maroc, le réalisateur Luc Besson, le président de France Télévisions Patrick de Carolis ou François Pinault, fondateur du groupe PPR. Econostrum.info : François Fillon vient d’installer le Conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée que vous présidez. Quel va être son rôle ? Renaud Muselier : En partant du principe que le père fondateur de l’Europe, Jean Monnet, a dit ; si c’était à refaire, je commencerais par la culture, ce conseil culturel a pour objet de valoriser les nombreux projets existants sur le bassin méditerranéen, d’en accompagner de nouveaux comme par exemple celui que vient de nous proposer Patrick de Carolis, le président de France Télévisions, concernant des formations pour les programmes télévision ou internet à destination de la jeunesse. On veut être aussi une force de proposition. Nous pouvons ainsi envisager, comme nous le propose M. Baudis, président de l’Institut du Monde Arabe, un bateau qui se déplacerait de port en port en Méditerranée, de Marseille, à Tanger, en passant par Carthage ou Alexandrie, avec des expositions qui seraient présentées au plus grand nombre. Une opportunité pour sauter des blocages au sud
-C’est une initiative française. Les pays du Sud sont-ils prêts à s’y associer ?-
-oui, ils sont prêts à s’y associer. L’Union pour la Méditerranée marche sur la culture des projets. C’est la même chose pour le Conseil culturel. Nous avons au comité stratégique du Conseil culturel M. Azoulay qui est conseillé du Roi du Maroc et président de la Fondation euroméditerranéenne Ana Lindh, M. Assaf, conseiller auprès du président du Liban ou encore M. Serageldin, directeur de la biblitothèque d’Alexandrie. C’est une logique de structure légère et souple qui peut permettre à ces responsables du sud de sauter des blocages ou des difficultés pour monter certains projets. -Quels sont les moyens du Conseil culturel ? -C’est un outil politique voulu par le président de la république et basé à ses côtés sous l’autorité du Premier ministre et avec de nombreux ministères qui sont représentés au conseil stratégique. Il y a donc la puissance de l’Etat français. Un fonds doté par des partenaires privés
Notre culture étant celle des projets, il y aura la nécessité de mettre en place des partenariats public-privé.
Pour faciliter ces partenariats, nous créons un fonds de dotation, le Fonds Méditerranée pour la culture, qui sera alimenté par des entreprises partenaires. Déjà Jacques Saadé, président de l’armateur CMA CGM ou François Pinault, fondateur du groupe PPR, nous ont rejoints. D’autres nous rejoindront, certains même avec des projets. C’est très ouvert. -Comment allez vous travailler ? -Nous avons choisi des thématiques annuelles. Nous commençons en 2009 sous le signe de l’économie de la culture et des industries culturelles. 2010 sera placé sous le thème de l’art de vivre méditerranéen, puis 2011, sous celui de la préservation du patrimoine, 2012 sous celui de la création artistique et enfin 2013 sera articulé autour de Marseille capitale européenne de la culture. Aliette de Broqua
Jeudi 14 Mai 2009
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