Régime sans celtePanique sur le tarmac provençal. Qu’un patron celte de compagnie de coucous à bas coût décide de jouer les filles de l’air et la peur du trou d’air saisit aussitôt élus et chefs d’entreprises. Les tenanciers de l’aérogare locale à coûts réduits dont le chiffre d’affaires avait décollé avec beaucoup de coucous à bas coût frémissent à l’idée d’être mis au régime sans celte. Le transporteur du Connemara qui n’aime pas les coups bas de la justice française menace d’aller poser ses coucous sur d’autres tarmacs où les syndicats seraient moins regardants sur les contrats de travail de ses employés. Lesquels, pour être beaucoup, ne coûtent pas tant que ça, grâce au régime fiscal très doux en vigueur chez les Celtes. Ce débat aérien est un cas d’école. A chaque fois qu’un avion décolle, doit-on vérifier le foyer fiscal du pilote ? Du côté de Bruxelles, on plaide pour la liberté. A Paris, on est adepte de la préférence nationale. Chez les Celtes, c’est plus compliqué : on adore la liberté. A condition qu’elle ne coûte pas beaucoup en charges sociales... et qu’elle permette de draguer les subventions publiques des pays tiers. Pas simple, on vous dit... Les volants celtes risquent toutefois de tomber de haut. Avec une dette qui devrait s'élever à 100 % du PIB et un déficit public qui devrait s’envoler au-dessus de 30 % du PIB à la fin de l’année, le « tigre celtique » ne rugit plus que comme un gros minet. Et la politique du bas coût pourrait bien lui coûter cher... William Allaire
Mardi 19 Octobre 2010
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